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 won't go home| ft. Mickey

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› age : je suis née en 1982, j'ai donc trente cinq ans
› côté coeur : je suis mariée, mais c'est un peu plus compliqué que ça à vrai dire
› orientation sexuelle : je suis attirée par les hommes
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MessageSujet: won't go home| ft. Mickey   Jeu 31 Aoû - 22:33


won't go home
Mickey & juliet


Je n'avais qu'une seule envie ... que la journée se termine. J'aimais mon boulot, la question ne se posait pas, bien loin de là. Mais aujourd'hui avait été une journée épuisante. La classe que j'avais ce matin était pas vraiment des plus agréables et des plus attentives. Entre les filles qui préféraient refaire leur maquillage et les mecs qui jouaient au ballon dans la salle, pas moyen de les faire s'intéresser au livre que nous étudions. Tant pis pour eux, je me vengerai au prochain cour en faisant un petit "contrôle surprise". Hé oui on pouvait tout à fait s'en tirer comme ça. Cet après midi on avait eu une séance d'impro qui avait aussi été tout aussi éprouvante que la matinée.
Assise en salle des professeurs, j'étais vannée. Il faut aussi dire que je n'avais pas réussi à beaucoup dormir cette nuit. J'étais de mon propre chef allée dans la chambre d'amis. C'était souvent comme ça quand Tom avait un peu trop bu. Mais j'ai eu beaucoup de mal à trouver le sommeil. Passant ma main sur mon visage pour me redonner un peu une attitude relaxée et détendue. Même si mes collègues savent très bien ce que c'est car on est tous dans le même bateau, ce n'était pas une raison pour laisser entrevoir que ça n'allait pas. Je n'étais pas spécialement du genre démonstrative de ce genre de chose. Je préférais garder ma vie privée ... privée justement.

Mais cependant je n'avais pas du tout envie de rentrer à la maison. Il était déjà 19h. Crevée, oh oui je l'étais, mais je n'avais vraiment pas l'intention de me retrouver nez-à-nez avec Tom qui, vu l'heure qu'il était déjà, devrait avoir bien entamé la bouteille. Soupirant un peu, je me dis que je pouvais bien rester un petit peu en salle de travail. Je me levais pour me servir un thé bien chaud, et de mon sac je sortais un livre. Romeo et Juliette. Rien de bien étonnant.

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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Ven 1 Sep - 18:09

won't go home | Juliet & Mickey
EXORDIUM.
En sport, c'est la période que les élèves aiment le moins. Ils n'ont pas le sourire quand ils arrivent, au contraire, ils font la gueule. Ils savent qu'ils vont devoir courir, améliorer leur temps alors ils n'aiment pas ça. Bon, il y a deux grandes catégories de personnes, tout d'abord par genre : les garçons et les filles même s'il y a des exceptions. Je laisse toujours ceux qui y arrivent le mieux faire seul, ils savent et j'accompagne ceux qui aiment le moins. Je cours souvent avec eux, surtout à l’entraînement. Je dois dire que j'aime trop le sport pour rester dans un coin et les regarder faire, j'aime participer, leur montrer que je ne suis pas comme tous les autres qui sont juste un jogging pour être dans le thème. Ca les fait rire de me voir courir avec eux. Mais ils suivent mon rythme, je le ralentis toujours, je leur apprend à courir car ceux qui n'aiment pas ça, le plus souvent c'est qu'ils ne savent pas bien faire.

Je dois dire que mes journées sont plutôt fatiguantes entre mes cours où je participe et les aller-retour entre le gymnase et le lycée pendant la journée. Je ne m'en plains pas, au contraire, j'adore ça. Ca me permet de rentrer chez moi et de me coucher assez tôt le soir. Le plus souvent j'y vais en même temps que ma fille, après le dîner. J'adore être avec elle, j'adore quand elle me raconte ce qu'elle a fait à l'école dans la journée. Tous les jours elle change, tous les jours elle s'ouvre un peu plus à moi. Je me rappelle du début où elle n'osait pas me dire un mot. Même si je l'avais pris à la maison pour la sortir de l'orphelinat, notre relation n'a pas été belle tout de suite. Elle avait vécu pour une gamine de cinq ans et la voilà dans une nouvelle maison avec un inconnu. Même si elle m'appréciait au fond d'elle, elle se méfiait. J'avais tendance à faire de grands gestes pour m'exprimer et ça lui faisait peur. J'ai attendu des mois avant que je la montre à ma mère, je ne voulais pas lui faire de choc à lui montrer trop e gens d'un coup. Elle fait énormément attention à toutes les personnes qu'elle ne connaît pas, elle me dis toujours le nombre de gens inconnus qu'elle a vu dans la journée. Elle est vraiment traumatisé et j'ai peur que ça, ça ne change pas avec le temps. Pourtant, elle se méfie parfois de moi, même si elle devrait savoir que je lui ferai jamais de mal mais voilà, je l'aime, comme ses parents lui faisaient croire alors qu'ils la frappaient. Je dois lui montrer que je ne suis pas comme eux et que jamais je ne toucherais à son jolie visage. C'est dur, ça prendre du temps mais on aura une relation fusionnelle dans quelques temps. Déjà, elle m'appelle papa et je suis le plus heureux.

Ce soir, Lola est avec sa grand-mère, j'ai remarqué que le courant est très bien passé entre elles et tout de suite. Elle adore allé voir ma mère alors quand elle me demande si c'est ma mère qui peut la garder après l'école, je ne sais pas dire non. Je la sais en sécurité. Vu mes horaires je ne pourrais pas venir la chercher dès la sortie de l'école et je doute qu'elle apprécie la garderie. Alors, là, avec ma mère, elle est au parfait endroit. Quand ce genre de soirée se passe, j'en profite pour rester au gymnase pour m'entraîner ou je vais sur le stade dehors et je cours. L'heure pour moi de rentrer approche à grand pas, alors j'arrête de courir et je remonte au lycée. Je sais que je devrais aller au parking, que je devrais partir mais je sais aussi qu'elle sera dans la salle des professeurs comme souvent. Depuis huit heures ce matin je suis au gymnase, je suis remonté que pour manger à midi, je ne l'ai pas vu et j'avoue que j'aimerais bien la voir. Je fais toujours attention pour passer près de sa salle quand elle est dedans, c'est sûrement stupide mais moi ça me fait plaisir. Je vais jusqu'à la salle de professeurs, je regarde par la fenêtre elle est là. Je prend une forte inspiration avant de rentrer. Je vérifie que je ne sens pas trop la sueur, que je suis quand même présentable et j'ouvre la porte. J'entre pour aller jusqu'au robinet de la salle pour remplir ma bouteille d'eau. Je trouve toujours une excuse pour venir ici, c'est fou, juste pour la voir. Elle est plongée dans une lecture, du coin de l'oeil je lis le titre du livre. Elle lit souvent le même et à chaque fois j'ai l'impression qu'elle le recommence. Je coupe le robinet et me tourne vers elle en m'appuyant sur l'évier. C'est le moment ou jamais. « Tu as dû le lire une centaine de fois ce livre ! »
   

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   JE SAIS PAS  Détourner des rivières, porter des poids, traverser des mers, je saurais faire. J'sais prendre un coup, le rendre aussi, river des clous, ça j'ai appris. Je sais les hivers, je sais le froid, mais la vie sans toi, je sais pas. Je savais le silence depuis longtemps. ▬ anesidora
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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Sam 2 Sep - 0:00


won't go home
Mickey & juliet


Je n’avais aucune envie de rentrer à la maison ce soir. Et c’était de plus en plus courant ces derniers temps. J’étais un peu prise au piège et je ne voulais pas vraiment y penser. J’avais du mal à me dire qu’y penser ne ferait que rendre la chose plus réelle. Quand je déciderai de me poser la question, là alors je prendrai le temps, mais pour le moment, je préférais faire l’autruche. Pour le moment je me disais encore que c’était qu’une mauvaise passe. Que je devais lui laisser du temps, qu’il n’était peut être tout simplement pas bien dans sa peau et que sa fierté l’empêchait de m’en parler. Est ce que ça excusait son comportement. Non … est ce que je l’acceptait. Non, même si comme on dit … Qui ne dit mot consent. Je ne m’étais jamais imaginée me retrouver dans une pareille situation. Alors je ne savais pas trop quoi faire. Et comme je le disais, je ne voulais pas non plus y faire face. Parce que j’avais peur d’y laisser des plumes. Parce que cela voulait dire … cela pourrait dire mettre un terme à une relation de douze ans. Et que Tom, malgré son comportement actuel, hé bien … je l’aimais quand même. J’étais perdue, tout simplement.

Et comme toujours quand j’étais perdue je retombais dans mes vieux « démons. » La lecture. On ne me refera pas hein. Maintenant au bout de tant d’années c’est bien trop tard. Ma mère serait désespérée. Mais elle serait très remontée contre Tom si elle apprenait un jour qu’il a osé lever la main sur moi. Mon livre en main je m’envolais à Verone avec Romeo et sa Juliette. Pourquoi mon livre préféré était il une histoire d’amour totalement destructrice. Belle certes, mais pas des plus saine qui soit … Je n’avais presque pas entendu que quelqu’un était entré dans le bâtiment, il était pourtant si calme mais c’était pour dire à quel point j’étais dans ma lecture. C’était la scène du balcon. Scène que je connaissais sur le bout des doigts bien entendu. Comme tout le reste du livre. J’entendis la porte s’ouvrir comme un bruit de fond mais je continuais ma lecture pourtant. C’était un défaut, très peu de choses pouvaient me sortir la tête d’un livre. Surtout celui la.

« Tu as dû le lire une centaine de fois ce livre ! » je relevais la tête et constatais qu’il s’agissait de Mickey. Un petit sourire se dessina sur mes lèvres instinctivement et mes joues prirent un teint rouge tomate. « oh … et encore cent fois de plus je crois » dis-je faisant mine de rire. C’était un peu gênant, oui. Mais quelque part, j’étais touchée qu’il l’ait remarqué. « Hm pardon » dis-je tout en cornant ma page et rangeant mon livre dans mon sac que je posais par terre pour le laisser avoir la place de venir s’installer à la table lui aussi. « longue journée?  » dis-je instinctivement espérant que mes joues reprennent une couleur normale. C’était totalement idiot de rougir comme une adolescente. « Je t’ai pas vu à midi, je suppose que tu as encore passé la journée au gymnase. » dis-je sans aucune once de reproche puisque j’étais très souvent dans ce cas là. Ma salle de classe était parfois, et bien trop souvent, ma seconde maison. Une petite pointe de tristesse par contre se frayait son chemin parce qu’il fallait bien l’avouer, j’appréciais beaucoup les moments avec lui. Il avait cette capacité innée à me faire oublier le monde autour. Et c’était pas un luxe!

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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Sam 2 Sep - 15:11

won't go home | Juliet & Mickey
EXORDIUM.
Je n'ai jamais été un gros lecteur.  C'était à peine si je lisais ceux qu'on m’obligeait à lire à l'école, des classiques, des livres et des histoires qu'on pourrait placer dans des conversations. C'est juste pour la culture. Personnellement, je n'ai jamais parlé de livre autour d'un apéro. Ma mère avait pour habitude de lire le soir après que je sois aller dormir. Mais, elle ne me parlait pas de ce qu'elle lisait. Peut-être qu'elle aurait dû, peut-être que j'aurais pu être intéressé et j'aurais pu lui piquer des livres quelques fois. Mais non, c'était le silence complet. Aujourd'hui, au mieux, je peux lire un livre pour Lola, l'histoire n'est pas compliquée et on a rapidement la fin. Oui, c'est ça. Dans les longs romans, je n'ai pas l'envie de lire des centaines de pages pour savoir la fin, non, je la veux tout de suite. En vrai, je suis juste impatient. Je suis plus calé film, c'est plus rapide et c'est souvent inspiré de livres donc c'est comme si je les lisais.

Roméo et Juliette, je ne l'ai jamais lu. Pour elle, peut-être que je devrais. On aurait un sujet de conversation où elle serait heureuse. Ca a l'air d'être son livre préféré vu le nombre de fois où je l'ai vu avec. Je dois connaître vaguement l'histoire. Sûrement qu'un soir j'ai dû me retrouver devant un film qui porte ce nom avec ma mère car c'est totalement le genre de film qu'elle regarde. Toujours des films avec des histoires d'amour car elle, elle n'a jamais connu le vrai amour. Je lui ai peut-être privé de temps pour qu'elle retrouve quelqu'un mais c'est souvent qu'elle me disait qu'elle s'en fichait d'avoir un homme dans sa vie car elle m'avait moi. Je la rendais heureux avec l'amour qu'un fils porte à sa mère mais je sais qu'au fond d'elle, elle ne l'était pas vraiment. Je pense surtout qu'elle n'a jamais cru à l'amour et c'est pour ça que moi non plus je n'y crois pas. J'ai eu des petites amies, d'ici, de-là mais je n'ai jamais ressentit quelques chose pour elles. J'avais fait ça pour être comme les autres, je les voyais mes potes avec leurs copines et moi j'étais seul. Ils en avaient des choses à me raconter alors que je restais muet. Je devais aussi me vanter des nombreux talents de ma petite-amie et c'est comme ça que je me suis retrouvé dans de drôles de situation. Je ne peux pas dire que j'ai eu des petites-amies qui faisais tout pour que je me sente bien, mais bon. Me voilà en face de Juliet, essayant d'être normal, de dire deux mots cohérents à la suite. L'amour, j'ai l'impression de connaître ça avec elle. Enfin, je ne sais pas trop ce qu'on ressent quand on est amoureux. Des papillons dans le ventre ? Personnellement j'ai l'estomac tout retourné quand je suis avec elle, ce n'est pas du stress, non loin de là. Je suis quand même à l'aise, du moins je crois. Et me voilà, ressentant des sentiments pour une femme qui est plus âgée que moi et qui est sûrement marier. Belle comme elle est elle a dû en séduire plus d'un et je dois avouer qu'elle m'a séduit aussi.

Je ne trouve rien de mieux que de la lancer sur son livre avec une remarque, pas méchante, juste amical. Je ne peux pas m'empêcher de sourire quand elle me dit qu'elle a dû le livre une centaine de fois en plus. C'est comme si elle s'imaginait une autre vie dans ce livre, un amour interdit je crois ? Est-ce ce qu'elle aimerait ? Je dois avouer que j'aimerais lui parler plus ce soir, je ne peux pas dire que je n'aime pas quand elle est seule même si c'est ce que je pense, elle doit avoir des raisons de rester là le soir. Je devrais rentrer mais si je le voulais vraiment, je ne l'aurais pas déranger. Elle range son livre dans son sac qu'elle pose au sol comme pour me laisser de la place. Je m'avance vers la table et m'assoit en face d'elle. J'ai l'impression de rougir, d'avoir le feu aux joues. Et si j'ai les joues rougit je jetterais la faute sur la course dehors. « Assez longue oui. Et toi ? » C'était une journée comme je pourrais en passer des centaines pendant les prochaines années. Je pensais qu'elle allait me racontais sa journée mais non, elle me fait remarquer qu'elle ne m'avait pas vu à midi. Je relève le regard vers elle et c'est comme si je me perds dans ses yeux même si je ne la fixe pas. Alors elle a fait attention  à moi ? Elle voulait peut-être me voir ? Ou juste qu'elle ne m'a pas vu, juste comme ça. Pourquoi tout de suite je me fais des idées comme si elle me cherchait. « Je suis venu mangé en vitesse peu après midi. Je devais installer du matériel au gymnase pour ma classe d'après. Je n'ai qu'une heure pour manger. Alors j'ai juste fait un saut. Tu sais comment sont les ados si on les laisse installer le matériel ! Ils vont prendre tout leur temps et on perdra une heure d'entraînement. » dis-je avec un léger rire dans la voix.
 

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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Sam 2 Sep - 19:35


won't go home
Mickey & juliet


C’était étrange l’espère de pouvoir qu’il avait sur moi. Comme si quand il était dans la pièce j’étais une toute autre personne. Est ce que c’était normal? Je ne savais pas trop. Est ce que j’étais vulnérable? Peut être bien. Mais pourquoi? Parce que dans ma vie privée ça ne se passait pas bien? Non c’était certainement pas pour ça, je ne m’ouvrais que très très rarement de ma vie privée, pour ainsi dire jamais. Ce qui se passait entre les quatre murs de ma maison ne regardaient que Tom et moi. Et j’avais encore un espoir qu’on puisse peut être recoller les choses. Je ne pouvais pas dire que je ne l’aimais plus, ça ne venait pas aussi facilement et surtout après douze années de relation. Mais qu’on se le dise … pour moi lever la main sur une femme … c’est plutôt rédhibitoire. Et la première fois où c’était arrivé … je vous prie de croire que mon cher époux en a pris pour son grade dans mon estime. Peut être que donc le fait de voir Mickey c’était un petit plaisir coupable que je n’avais plus ressenti depuis un moment. Peut être aussi que je me faisais des idées et c’était en définitive certainement le cas parce que, j’étais quand même beaucoup plus âgée que lui, de qui plus est, j’étais mariée … j’étais juste une personne souriante et assez ouverte. Non? J’étais toujours la bonne amie. Ca avait toujours été le cas. Où que j’aille quelle que soit la ville ou on déménage avec maman.

Mais pourtant, quand il était dans les parages j’avais remarqué des petits gestes inconscients, des petits gestes qui pourraient sembler anodins et passer inaperçus. J’étais très souvent obligée de vérifier si mon apparence était correcte. J’avais aussi une espèce de petit sourire idiot sur les lèvres et surtout … surtout … je retirais mon alliance. Ce que je venais de faire discrètement en rangeant mon livre dans mon sac. C’était … je ne sais pas je me sentais mal quand j’y repensais, et en même temps je ne pouvais pas m’en empêcher. Je ne savais pas vraiment où j’en étais.

Il répondit poliment à mon invitation et je sentis mon coeur s’emballer. Ca voulait dire qu’il voulait donc bien rester en ma compagnie. Pour le moment, le temps d’un café au moins. Je lançais donc la conversation sur un sujet plutôt normal en salle de professeurs … la longueur de notre journée. « Assez longue oui. Et toi ? » un hochement de tête positif et j’ajoutais. « Oh oui. » Ah j’oubliais, voila une autre chose aussi qui était étrange encore plus que mon comportement en sa présence … c’était bel et bien mon comportement en son absence. Oui je devais reconnaitre que j’avais eu une pointe de déception ce midi quand je ne l’avais pas vu. Même si nous ne nous parlions pas forcément tous les jours, je ne sais pas c’était comme si le voir donnait un point de gravité à ma journée. Je priais cependant pour qu’il ne prenne pas ça comme un danger du genre « mais elle suit mes mouvement celle la ou quoi!? ». « Je suis venu mangé en vitesse peu après midi. Je devais installer du matériel au gymnase pour ma classe d'après. Je n'ai qu'une heure pour manger. Alors j'ai juste fait un saut. Tu sais comment sont les ados si on les laisse installer le matériel ! Ils vont prendre tout leur temps et on perdra une heure d'entraînement. » j’étais un peu soulagée. L’espace de quelques instants je m’étais inquiétée, pensant même qu’il ne voulait peut-être même pas me croiser … mais c’était idiot de ma part si c’était le cas … il ne serait pas là en face de moi en ce moment, non? Bon sang j’ai l’impression de redevenir une adolescente perdue … Reprenons nous. « Ah, je vois. J’aurais du m’en douter. » dis-je un peu gênée. « Oh oui … on leur donne la main ils te prennent le bras. » dis-je me souvenant moi même de la seule fois ou j’avais proposé de préparer la classe pour un débat littéraire … plus d’une demie heure pour préparer les tables … « Encore que je pense qu’ils préfèrent le sport à la littérature si tu veux mon avis. » dis-je en riant un petit peu. Je sais que quand j’étais moi même lycéenne la plupart de ma classe préférait en effet pouvoir se défouler dehors à sourire ou se dépenser que se creuser la cervelle sur ce qu’avais bien pu vouloir dire ce fichu auteur. Doucement je rapprochais ma tasse de thé qui n’était à présent plus aussi chaude de mes lèvres et en pris une petite gorgée. « Enfin, excuse moi je ne voudrais pas te retenir tu as probablement quelque chose de prévu ce soir. » dis-je mes joues virant au rouge écarlate.

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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Dim 3 Sep - 21:01

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J'aime être avec elle, elle me fait toujours sourire et j'ai toujours l'impression que mon coeur bat plus vite en sa présence. C'est l'amour, enfin je crois. N'étant jamais tombé amoureux je ne peux pas vraiment savoir si ce que je ressens c'est ça. Je pourrais demander à ma mère, mais je ne sais pas si elle est déjà tombé amoureuse elle. J'espère que oui, même si la réponse est oui, ça m'embête de savoir qu'aujourd'hui elle est seule. Je crois que je m'occupe trop de ma mère, c'est sûrement normal, on a passé tellement de temps ensemble, je n'ai connu que la figure maternelle des parents. J'aurais voulu avoir un père. Je me rappelle qu'il lui a fallut plusieurs années pour m'avouer que mon père s'est barré à l'annonce de la grossesse. Depuis, je lui en veux, à mon père bien sûr. Comment on peut fait pour mettre enceinte une femme puis se barrer car on fuit les responsabilités, il fallait y penser avant. Je l'ai souvent critiqué, même devant ma mère. Au début elle me recadrait, me disait de parler de lui avec de meilleurs mots, je pense qu'à l'époque elle l'aimait. Je sais donc que je suis un accident, sur le coup, ça m'a fait chier mais avec le temps j'ai comprit que je ne pouvais pas rêver de mieux. Ma mère s'est toujours pliée en quatre pour moi, elle travaillait dur pour garder un toit sur notre tête mais elle gardait du temps pour nous deux.

C'était souvent qu'on allait au parc ensemble, on allait parfois au zoo quand elle avait des tickets gratuits à son travail, j'adorais aller au zoo avec elle. J'adorais aussi quand elle me lisait des histoires le soir, jamais des histoires de princesse comme je peux en lui à Lola, toujours des histoires avec des supers-héros. Peut-être que quand j'ignorais les actes de mon père, ça me le rappelait. Je me l'étais souvent imaginé. Je le pensais fort, grand, parti à l'autre bout du monde pour sauver la terre. C'était bête mais je n'étais qu'un enfant. Et même quand j'ai su la vérité, j'ai voulu continuer d'y croire, je ne voulais pas savoir qu'en faite il pouvait être dans le bar d'à côté à boire des coups avec ses amis comme si ne rien n'était. Je ne l'ai jamais cherché, je n'ai jamais voulu le connaître. La raison de son départ est claire, il ne voulait pas de moi, il ne voulait pas de ma mère, on n'a pas à chercher plus loin. Mais j'aimerais juste un jour l'avoir en face de moi, lui mettre un poing dans la face pour me venger d'avoir laisser ma mère seule. J'ai eu la meilleure enfance qu'on pouvait espérer, pas beaucoup d'argent mais beaucoup d'amour. C'est ce que je veux montrer à Lola. Même si j'ai un bon salaire, je veux avant tout l'aimer. Je veux lui montrer que je ne suis pas comme ses parents biologiques. Je veux juste qu'elle oublie sa vie d'avant pour penser à notre avenir. Lola ne me parle pas souvent, enfin, comme beaucoup d'enfants elle me raconte sa journée mais sinon rien, je ne sais pas du tout comment elle pense. Je ne sais même comment elle me voit réellement. Suis-je juste son père, comme d'autres auraient pu l'être ? Suis-je comme un héro pour elle ?

En tout cas, là avec elle, j'ai l'air tout différent, c'est à peine si j'ose parler. Heureusement que c'est elle qui m'a lancé sinon je n'aurais rien dit. C'est vrai, j'ai toujours peur de la déranger. Ce sentiment, je l'ai souvent avec les gens mais un peu avec elle. Je veux être bien devant elle, je veux bien parler et ne pas être trop chiant. Juste venir ici et la voir m'a fait plaisir, elle ne m'aurait pas parlé, je me serais en aller et ça n'aurait pas été grave, j'aurais fait avec. Je ne pouvais pas rêver de mieux qu'elle commence à me parler.  Dès que j'entends sa voix, il y a tout mon cerveau qui se met en marche, qui fait un peu du n'importe quoi car je suis totalement perdu. J'en serais pas amoureux comme je pense l'être, je n'agirais pas comme ça. J'essaie juste d'être normal. Alors, quand elle pose son sac par terre, je pense que c'est pour que je m'assois, ce que je fais. La conversation est commencée, je ne peux pas partir comme ça. Elle a cet espèce de sourire collé au visage, j'ignore complètement si c'est moi qui la fait sourire ou si elle est comme ça avec tout le monde, mais elle l'a souvent quand on parle. Pour chacun des professeurs, même si on aime notre travail, les journées peuvent être longues, même si on essaie de tout faire pour que les élèves se sentent bien, ils sont des ados, ils feront tout pour qu'on ne puisse pas faire notre cours comme on le veut.  Je lui explique que j'ai dû installer du matériel, c'est pour cela qu'elle ne m'a pas vu. Mais moi non plus je ne l'ai pas vu… Je dois avouer que manger avec tous les autres professeurs ce n'est pas vraiment mon truc, je me met à leur table pour ne pas paraître comme le professeur exclu mais quand je suis autour de la table je ne peux pas m'empêcher de la chercher elle du regard. J'écoute vaguement ce qu'on me dit. Pour ma part, je n'ai rien à dire, je ne peux pas dire que un tel ou un tel a été chiant avec moi. Car elle a raison, le sport c'est toujours mieux que de rester assis à une table en cours. Même si les élèves n'aiment pas les cours de sport, ils sont toujours un peu plus souriant que dans une salle de classe. « Je suis tout à fait d'accord, toujours à en demander un peu plus, les enfants sont pareil. » Ca me rappelle Lola qui teste mon autorité, qui le soir, devant aller se coucher, elle reste cramponnée à moi pour ne pas qu'on se sépare. « Je dirais que c'est différent. Certains de mes cours préféreraient être en cours de littérature, je te le promet. » C'est vrai, chacun a sa matière préférée. Moi, en littérature, c'était rare que j'y comprenne quelque chose, je comprenais toujours l'inverse des autres dans les textes. Je ne comprenais pas comment mon professeur pouvait savoir tout ça, comme si il avait vécu avec Victor Hugo. Il y a clairement des élèves qui m'ont dit préféré être enfermé entre quatre murs à réfléchir, chacun son choix après tout. Je redresse la tête quand elle me dit qu'elle ne voulais pas me retenir. C'est vrai, je devais y aller, je devais retrouvé ma famille. Mais la conversation est bien entamé, est-ce que je veux la laisser seule ? Alors que je pourrais rester un peu plus avec elle. Je regarde discrètement ma montre pour regarder l'heure. Lola ne devrait pas tarder à aller se coucher à moins qu'elle fasse tourné sa mamie en bourique alors je ne suis pas obligé de rentrer tout de suite, un sms à ma mère et le tour sera jouer. « Non. Non, je n'ai rien de prévu pour ce soir. A moins que toi tu attendais quelqu'un ou quelque chose ? » Je ne veux pas m'imposer pour autant.

 

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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Lun 4 Sep - 21:31


won't go home
Mickey & juliet


C’était quoi cette espèce de sentiment, cette espèce de chaleur que je ressentais en ce moment. En sa présence. je n’en avais aucune idée. Ou alors peut être tout simplement que je ne voulais pas mettre le doigt dessus. Parce que ça me ferait rougir encore plus? Est ce que je pouvais réellement commencer à avoir des sentiments pour lui? Pas forcément de l’amour, ça n’arrive pas comme ça, d’un claquement de doigts. Quoi que … si ça peut arriver. Mais … une sorte d’affection? Et puis, c’est étrange, je ne me sentirai pas vraiment forcément à l’aise en me disant que j’étais amoureuse de quelqu’un tout en étant encore mariée … même si plus le temps passait et plus … je ne me sentais plus forcément aussi amoureuse de Tom. Comme on dit que l’amour peut venir sans qu’on s’en rendre compte, peut il aussi s’en aller sans qu’on ne s’en rende compte? Avec tous les livres ou les films que j’ai pu explorer, je savais que ça pouvait arriver. Mais je ne l’avais pas expérimenté. En même temps … qui pense à expérimenter les coups de son époux … Je me mordais la lèvre inférieure, non, ce n’était définitivement pas le moment ou l’endroit et encore moins la compagnie pour penser à ça. Mais quoi qu’il en soit, il était indéniable qu’il me faisait un effet tout particulier … « l’effet Mickey » on pourrait l’appeler.

Un petit sourire aux lèvres, je ne savais pas non plus déchiffrer beaucoup l’autre. Il faut dire qu’être en couple depuis douze ans ça n’aide pas tout à fait. On ne se rend pas beaucoup compte si on plait ou pas. Surtout quand comme moi on a la tête dans la lune et qu’on peut déceler plein de figures de styles dans un texte mais absolument rien dans les visages autour de moi. C’était assez ironique quand on y réfléchissait bien. Je souriais donc, comme toujours de toute mes dents, comme à chaque fois que j’étais avec lui. Aussi bien il allait me prendre pour une imbécile qui ne sait rien faire d’autre que sourire comme une conne. Une petite partie de moi était soulagée de savoir que je n’aurai pas pu le croiser à midi, même si j’avais voulu. Il n’était pas revenu à l’heure ou j’étais là. Et … c’était pas non plus parce qu’il m’évitait. Oui d’ou me venait l’idée qu’il pourrait m’éviter, aucune idée. Mais ça ne se contrôle pas. « Je suis tout à fait d'accord, toujours à en demander un peu plus, les enfants sont pareil. » je hochais positivement de la tête. Oh que oui. C’était bien de les pousser, mais parfois il ne faut pas non plus trop leur donner de liberté, parce qu’ils ont tôt fait de tirer sur la corde et nous bouffer tout cru il on est trop gentil. J’avais fait l’erreur une fois déjà. Mais ça m’avait servi de leçon. Ils restent des élèves, malgré les affinités, et ils essayeront toujours de grailler ce qu’ils peuvent.

« Je dirais que c'est différent. Certains de mes cours préféreraient être en cours de littérature, je te le promet. » je haussais les épaules. « Oui je suppose que tu dois avoir des gens qui préfèrent rester à un bureau, comme moi aussi j’ai des gens qui préfèreraient profiter de l’air libre. Je suppose que c’est forcément logique. » je riais un petit peu. « On ne peut jamais satisfaire tout le monde hein comme on dit » dis-je en souriant. « Personnellement j’étais plutôt de celles qui préféraient les salles de cours, j’ai toujours trouvé le sport horrible. Enfin … pas tous. Tout dépend de l’activité en fait. » dis-je en me laissant emporter par mes paroles. « Mais pour me préparer avant le théâtre, je dois avouer que les étirements sportifs, ça fait vraiment du bien » dis-je réalisant que je racontais ma vie et qu’il en avait probablement … rien à foutre.

Je réalisais d’ailleurs qu’à force de parler il était peut être possible que je le retienne, il avait une petite fille, et elle avait sûrement besoin de son papa. Je savais bien ce que c’était quand j’étais petite l’importance de mon papa. Moi je n’avais aucune obligation, hormis … ne pas rentrer à la maison en fait. Je trainerai un peu ici, et puis … je trouverai bien quoi faire.  « Non. Non, je n'ai rien de prévu pour ce soir. A moins que toi tu attendais quelqu'un ou quelque chose ? » je levais les yeux plein d’espoir vers lui. Ah oui? Il n’avait rien de prévu ce soir? Je me mordis la lèvre me sentant coupable de trouver ça plutôt cool. « Moi? Oh non … Je … To-heu mon époux, est en déplacement en ce moment …  » oui en déplacement dans le monde du coma éthylique peut être … aherm « j’ai pas de couvre feu » mentis-je. « J’avais pensé peut être me faire une séance nocturne. Je sais pas quel film ils passent au cinéma du coin, mais j’aime bien les séances de nuits, il n’y a jamais beaucoup de monde.  » ajoutais-je honnêtement.

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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Mar 5 Sep - 11:56

won't go home | Juliet & Mickey
EXORDIUM.
Je ne veux pas m'attacher à quelqu'un, c'est nul de s'attacher à une personne qui finira par partir. Même si je n'avais pas eu beaucoup d'informations sur mon père, je sais que ma mère avait des sentiments pour lui. Elle était trop intelligente pour faire un gamin comme ça, si il n'y avait pas de sentiment de son côté. Au final, elle s'est attaché à lui, c'est sûrement fait des histoires et elle a souffert. J'étais qu'un bébé, je n'avais pas conscience du travail qu'elle faisait pour moi. Elle m'a dit qu'elle m'avait gardé alors que tout le monde lui disait d'abandonner, d'avorter. Et elle bossait dur, toujours pour nous garder un toit. Elle a tout fait pour que je sois heureux et je pense qu'une vie entière ne suffira pas pour la remercier. Certes, mes amis ne venaient pas chez moi, elle ne voulait pas qu'on leur montre notre petit appartement, celui où dès qu'on était trois, on ne pouvait plus circuler. Moi, comme tout adolescent, j'ai eu honte de cet appartement alors j'appuyais ce que disait ma mère, je ne voulais pas que l'on vienne et c'est en grandissant que j'ai comprit que j'avais été bête avec elle, je n'avais pas mesurer la chance que j'avais d'avoir un appartement avec ma mère. Mais voilà, je ne veux pas m'attacher, pourtant j'ai l'impression d'être faible quand je regarde Juliet. J'aime être avec elle, j'aime quand elle me parle. Elle n'est pas comme les autres professeurs, elle ne prend pas les autres de haut car ils sont là depuis plus longtemps. Et même, quand elle me parle, j'ai l'impression qu'elle est heureuse de me parler, ça se voit à son sourire. Et c'est son sourire qui me rend faible. Bon, je m'attache alors que je ne devrais pas. Je sais qu'un jour ça me retombera dessus, que je me fais des films avec elle. C'est vrai, son sourire, il ne peut que être pour la politesse, si ça se trouve je la soule à rester là.

Même si c'est faux, car je n'en sais rien, j'aime me dire qu'elle sourit pour moi, qu'elle m'a cherché à midi, même juste du regard, c'est déjà beaucoup. Je m'imagine des choses car j'en tombe amoureux. Quelle idée d'être attirer par les femmes plus âgée que moi ! Elles m'ont toujours attiré et ça m'a créer quelques problèmes. Je me rappelle d'une fois où j'étais allé chez l'une d'entre elles, on était tous les deux et le mari a débarquer. Ma mâchoire se rappelle encore du poing qu'elle s'est reçu. J'ai toujours le chic pour me mettre dans des situations qui ne m'arrange pas. Elle, elle doit être avec quelqu'un. Même si elle n'a pas d'alliance. Oui j'ai regardé, c'est un bon truc pour savoir si on peut tenter quelque chose avec elle ou pas. C'est vrai que la première fois que j'étais venue lui parler, je n'étais pas amoureux, je voulais juste lui parler car elle était jolie. Mais après cette première conversation, j'ai changé de regard sur elle. Elle hantait mes nuits, mes rêves, même mes journées. C'est fou quand on en arrive au point de passer devant sa salle le matin juste pour voir si elle est là, surtout que c'est bizarre, j'ai rien à faire à gambader dans les couloirs, ce n'est pas mal place. Mais j'avoue que ça me fait chier les journées comme celle-ci, celles où je ne reviens qu'à midi pour avaler un repas au self, sans avoir le temps de la voir, de lui parler. C'est comme si je voulais qu'elle me parle pour que je passe une bonne journée. C'est ça être amoureux non ?

Son rire est communicatif, il n'est pas bizarre comme certaines, non il est beau. J'aime l'entendre rire. A mes yeux…. Oreilles plutôt, un rire c'est un sentiment de bien être. Il n'a pas l'air d'être nerveux, en tout cas je ne l'espère pas car je serais mal barré si il est nerveux, ça voudrait dire qu'elle n'est pas à l'aise avec moi. « Comme tu le dis, on ne peut pas satisfaire tout le monde. C'est pour ça qu'il y a des cours en intérieur et d'autre en extérieur. » dis-je en appuyant ce qu'elle vient de me dire, même si je ne fais que la répéter.  « Ca dépend aussi du temps de dehors, quand il pleut, même si on aime le sport, on préférerait être dans une classe de classe au sec avec du chauffage. » Ca ne m'étonne pas quand elle me dit qu'elle est le genre de personne à préféré les classes à un stade pour courir. Rien que là, ça se voit. Elle est assise dans la salle des professeurs avec un livre alors que la plupart des professeurs partent en courant le soir pour rentrer chez eux ou pour aller boire un coup dehors. Je suis le genre de professeur qui est presser de partir, même si j'aime mon travail, j'aime rentrer chez moi et retrouver ma famille. Par rapport à d'autres prof, je leur fait ranger assez tôt le matériel, pour que moi à dix-huit par exemple, je puisse rentrer dans ma voiture pour quitter l'établissement.  Je souris quand elle me parle d'elle, j'aime quand elle fait ça car ce n'est pas souvent. Même si ce n'est que sur du théâtre, c'est déjà beaucoup. Je bois ses paroles, je ne peux pas décrocher mon regard d'elle, j'ai l'air d'un psychopathe j'en suis sûr. « Je comprend tout à fait que ça fasse du bien. Ca déstresse les étirements. » Elle doit être stresser quand elle fait du théâtre. Je me suis toujours demandé si elle jouait dans des pièces qu'une personne lambda pourrait voir, comme au théâtre de la ville. Est-ce qu'eux aussi ont cette chance ou c'est juste pour ses élèves ? J'aimerais lui demander mais je n'ose pas, j'ai peur qu'elle croit que j'ai envie de m'imisser dans sa vie.

Je pourrais rentrer chez moi, aller voir ma fille, m'endormir avec elle mais je ne suis pas fatigué, juste épuisé de ma journée, pour moi c'est différent, c'est bien pour ça qu'on utilise deux mots différents. Mais je n'ai pas envie de partir, je n'ai pas envie de la laisser, je n'ai pas envie de me retrouver juste avec ma fille alors que j'aurais pu être avec Juliet. Alors que je lui dis que je n'ai rien de prévu pour ce soir, je lui demande pour elle, je ne veux pas m'imposer. Et sa réponse… Je tombe des nus, je tombe sur le cul, je ne sais pas comment le dire mais ce que je pensais est vrai. Elle est mariée. Elle a un mari. C'est bon, Mickey, arrête d'espérer. Mon regard se dirige automatiquement vers ses mains, elle ne porte pas d'alliance. Pourquoi ? Je ne peux pas lui demander, je ne la questionne pas sur le fait qu'elle soit dans une pièce de théâtre ou non, je ne vais pas lui demander de me parler de sa vie privée. Mon regard revient sur son visage quand elle continue de parler, qu'elle me dit qu'elle n'a pas de couvre-feu. Je souris légèrement. C'est fou de dire couvre-feu alors qu'on est adulte. Son mari ? Oh eh arrête de penser à ça, passe juste une soirée avec elle, de toute façon, tu lui as dit que tu ne faisais rien, tu ne peux pas partir. Mais je ne lui répond pas, elle a en seule réponse mon sourire, sûrement car je suis perturbé d'entendre la vérité. « Je n'ai jamais été à des séances nocturnes. Ca pourrait être une première fois, enfin, si tu acceptes que je t'accompagne. »


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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Mar 5 Sep - 22:04


won't go home
Mickey & juliet


C’était un de ces moments ou je me sentais dans un plein paradoxe. Pourquoi? Parce qu’il était clair que quelque chose commençait à se développer dans ma tête, et dans mon coeur, pour ce jeune homme, oui j’étais quand même plus âgée que lui. Et qu’en même temps je me sentais idiote d’en avoir l’impression. Je me disais que je me montais la tête. Oui à mon âge on aime savoir que l’on plait encore, surtout quand on est marié depuis un moment. Et il est toujours agréable de savoir que quelqu’un nous trouve … bien. Enfin … non je ne suis pas du genre à me jeter des fleurs toutes manières. Mais … en même temps j’étais aussi presque sûre que je me faisais des films. Il n’y avait bien que dans les séries à l’eau de rose, dans les films ou encore dans les livres pour pré-adolescents que ça se passait comme ça, non? Ce n’était pas tant le fait que je sois la couguar de l’histoire qui me choquait. C’était surtout que … il n’y avait absolument aucune raison que ça soit vrai. Comment quelqu’un comme lui, pourrait …. aimer quelqu’un comme moi, ou apprécier ma compagnie. Et pourtant je devais bien avouer que je me demandais quand même parfois ce qui se cachait derrière ses sourires. J’avais l’impression qu’ils étaient sincère, que quand il me voyait de loin et qu’il me faisait signe, il était réellement content de m’avoir vu. Et j’aurai juré l’avoir vu passer dans le couloir certains matins. Mais … je devais probablement me faire des idées. C’était mon cerveau de femme un peu désorientée de son mariage qui me jouait des tours. Non ce n’est pas parce que mon mariage bat de l’aile que forcément, hop quelqu’un va me tomber dans les bras comme ça. Et surtout pas un charmant garçon comme Mickey. Non … cela serait compliqué … Je … Non je ne devais même pas envisager la chose … ce n’était pas bien … c’était irréaliste.

Plongées dans ces pensées je l’observais réalisant à quel point il était bel homme. Sa mâchoire bien dessinée et puis son air amusé. La petite lueur dans ses yeux qui laissait entrevoir que malgré son âge il en avait bavé. Bon sang reprend toi ma grande, tu le dévores des yeux! Ca ne se fait pas! Je me repris me demandant déjà de quoi nous parlions ah oui les élèves. « Comme tu le dis, on ne peut pas satisfaire tout le monde. C'est pour ça qu'il y a des cours en intérieur et d'autre en extérieur. » je souris un peu, évasivement pour ne pas laisser entrevoir que mon esprit n’était plus focalisé entièrement sur les élèves ces dernières minutes mais plutôt sur leur professeur de sport.
« Ca dépend aussi du temps de dehors, quand il pleut, même si on aime le sport, on préférerait être dans une classe de classe au sec avec du chauffage. » je souriais . « oui c’est sûr, la météo joue beaucoup aussi. Même moi quand il fait beau, j’aimerai bien pouvoir aller faire cours dehors, mais je suis bien contente de pouvoir être au chaud l’hiver » dis-je en réalisant que proposer une idée de cours en extérieur pourrait être une bonne idée en définitive quand viendrait le printemps.

Et puis, trop absorbée par ma conversation avec lui, et trop mise en confiance par sa présence qui m’apaisait je me livrais, chose que je ne faisais pas très souvent, et pour ainsi dire, même jamais, je parlais de moi. Ce n’était pas désagréable, mais … je ne savais surtout jamais quoi dire de moi. En l’occurence c’était venu naturellement. C’était aussi une des choses que j’appréciais avec lui, c’était que les choses me venaient naturellement, je n’avais pas besoin de forcer, ou de réfléchir. « Je comprend tout à fait que ça fasse du bien. Ca déstresse les étirements. » je hochais vigoureusement les épaules. « Oui surtout selon ce que l’on joue. » dis-je en souriant. « Si j’avais été actrice je pense que j’aurai bien été obligée de prendre un coach sportif par contre … parce que par moi même … je suis assez nulle » dis-je en riant un prude moi même. Mais c’était vrai. Je n’étais pas une sportive née. Ce qui ne voulait pas dire que je n’aimais pas le sport.

Et puis … je commençais à réaliser que … en fin de compte peut être que je ne faisais que le retarder, qu’il avait peut être quelque chose à faire. Peut être rejoindre sa petite fille. Ou bien une amoureuse à retrouver. Bien que cette idée me provoque un léger pincement au coeur quand je l’envisage, je comprendrais tout à fait qu’il ait une petite amie, ou une fiancée même, il avait tout pour plaire. Mais non, il n’avait rien de particulier de prévu. Et je lui confiais que moi aussi je n’avais aucun plan, enfin … hormis de ne pas rentrer vraiment tout de suite à la maison. Je parlais même de Tom involontairement. Oh bon sang … alors par contre là si jamais tu l’intéressait Juliet … tu peux être sûre que t’as tout cassé en parlant d’un époux! Et en même temps … j’étais une personne honnête. Bien que je réalise que je n’avais pas mon alliance au doigt … Et … en même temps je n’ai pourtant pas du tout envie de parler ou de penser à Tom en ce moment. Culpabilité? Ou simplement dégout? Aucune idée. Je suis déjà sûre qu’il ne sera pas content quelle que soit l’heure à laquelle je vais rentrer, alors autant profiter au moins de ma soirée. Je lui disais donc que j’envisageais de peut être me faire une séance nocturne. Et sa réaction me surprit. Dans un sens grandement positif. « Je n'ai jamais été à des séances nocturnes. Ca pourrait être une première fois, enfin, si tu acceptes que je t'accompagne. » Mon visage s’illumina. Peut être un peu trop. Bordel … tu es vraiment pas discrète Juliet … « C’est vrai!? » dis-je prenant un air faussement indigné. « Il faut réparer ça. Oui bien sûr que j’accepte, non même tu sais quoi! j’en fais une obligation! » dis-je en riant avant de finir d’un trait ma tasse de thé qui n’était plus aussi chaude qu’avant. « Tout le monde doit au moins une fois dans sa vie faire une séance nocturne! » dis-je pleine d’enthousiasme avant de sortir de mon sac le programme du cinéma avec les séances nocturnes justement. « Alors voyons voir …. Qu’est ce qui t’intéresse le plus? » dis-je en lui tendant le morceau de papier. « Ils rediffusent Dracula de Francis Ford Coppola, le Parrain 2 … ils sont dans un cycle Coppola ou quoi? Il manque que Apocalypse Now … » dis-je avant de le trouver un peu plus bas et d’éclater de rire. « Enfin c’est pas des films très drôles. » dis-je en continuant de regarder. Il y avait aussi une ou deux comédies romantiques et un film d’action. « Boh, choisis! » dis-je poussant le papier encore plus sous son nez avant de me lever pour aller laver ma tasse.

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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Mer 6 Sep - 15:22

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Suis-je trop jeune pour elle ? C'est vrai que ça en déstabilise certains les couples avec une femme plus âgée que l'homme. Sauf que moi c'est ce qui m'attire. J'aime les femmes plus vieilles, celles qui ont déjà leur vies, qui sont sûres d'elle. Etant sortie avec des filles de mon âge, je n'ai pas aimé leur manque de confiance, leurs questions toutes les cinq secondes sur leur condition physique, sur leur façon d'être, de se tenir. Elles étaient magnifiques mais j'ai trouvé ça épuisé de devoir toujours leur dire. Bien sur, avec les femme plus âgée, il faudra leur dire aussi mais ce n'est pas pareil. Elles foncent droit, elles ne se préoccupent pas du reste.  Je pense que c'est à cause de ma mentalité que je les apprécie plus. Ma mère dit souvent que je suis plus mature que mon âge. Elle me disait ça à mes dix-huit ans mais elle me l'a dit récemment, quand j'ai voulu adopter Lola. Dès le lendemain, j'ai tout dit à ma mère, je lui ai raconté l'histoire de cette petite fille, du moins, le peu que je savais mais je lui ai surtout dit ce que j'ai ressenti à ce moment là, quand je l'ai vu toute seule dans sa chambre. J'ai voulu tout de suite l'aider, j'ai voulu crier au monde qu'on n'a pas le droit de rendre une enfant triste, qu'on n'a pas le droit de taper une enfant qui n'a rien fait pour cela.  Elle m'a mise en garde, me disant que c'était du boulot d'être un parent, surtout quand l'enfant n'est pas le notre et quand il est traumatisé. Je le savais mais je le voulais. Pourquoi elle et pas un autre ? J'en sais rien, ils ne m'avaient pas fait le même effet ce soir là. Ils avaient tous l'air triste, triste de ne pas avoir de parents mais elle c'était pire. J'ai vu les marques sur son corps, je les vois encore certaines. On l'a tapé si fort qu'elles n'ont pas disparut. Je sais qu'elle n'aime pas quand je l'aide à s'habiller. Elle n'est qu'une enfant mais elle veut déjà être grande. Moi. Je veux qu'elle reste une enfant, c'est nul d'être un adulte alors qu'on est un ado, qu'on devrait s'amuser dans la cour de récré.

Pourquoi, quand je la vois, je veux toujours être parfait ? Physiquement parlant. Je ne veux pas être narcissique car je ne le suis pas, mais je ne suis pas moche. Même si moche est un grand mot, on est toujours beau pour quelqu'un, quelqu'un qui est capable de nous aimer comme on est. Mais quand elle est là, avec moi, je ne veux pas qu'un mèche de cheveux ne soit pas à sa place, j'ai besoin que tout soit parfait. Pourquoi je fais autant attention à mon apparence alors que je m'en fiche en temps normal ? J'ai toujours appris à vivre avec ce qu'on pouvait. Je ne voulais pas les beaux habits des autres à l'école, je m'en fichais de leurs dernières paires de chaussures à la mode, moi j'avais les mienne, sales le plus souvent malgré l'effort de ma mère pour qu'elles retrouvent leur couleurs d'origines. Même si j'en avais un peu honte parfois, que j'ai été con, j'avais quand même des affaires sur le dos. Elle se pliait en quatre pour m'acheter de nouvelles affaires à la rentrée des classes. Certes, on avait des aides par l’État mais n'ayant pas de père, elle n'avait pas la pension alimentaire. C'était dur mais avec du recul, on s'en fiche, on était heureux. Certes les moqueries des autres du lycée me blessé mais jamais je n'ai pu le dire à ma mère car elle aurait mis tout son argent pour m'acheter de nouvelles affaires, pour qu'on arrête de se moquer de moi, elle aurait sauter des repas pour m'habiller et je ne voulais pas ça. Quand elle est tombée enceinte, elle n'a pas eu la chance d'avoir des soutiens, certaines de ses amies sont resté, l'ont aidé comme elles le pouvaient mais trop fière, ma mère n'en voulait pas. Par contre, ses parents lui ont tournés le dos, lui disant qu'elle n'avait qu'à faire attention car elle était grande, mature et intelligente, si elle l'avait voulu elle se serait protéger. Contrairement aux autres, je n'ai jamais eu de cadeaux de noël de la part de mes grands parents et ça m'était égal. J'avais ceux de ma mère et même si ce n'est qu'une voiture télécommandé, j'étais le plus heureux. Vraiment, j'ai appris à vivre avec ce qu'on avait à porté de main. Je pense que c'est pour ça qu'aujourd'hui j'aime gâter ma fille, pour ne pas qu'elle vive ce que j'ai vécu. Les générations se dégradent. De toute façon, qu'on touche à ma fille, j'irais leur régler leurs problèmes.

On parle naturellement, sans vraiment se rendre compte de ce qu'on dit, d'abord on débute avec notre travail de professeur. Le fait que même si on travaille au même endroit, notre travail est si différent l'un de l'autre, surtout avec nos différences. Elle préfère la sphère de l'intérieur alors que si je pouvais passer mes journées dehors je le ferai.  « Ca peut être une très bonne idée. Quand j'étais gamin, à la fin de l'année, notre maître nous faisait faire cours dehors, ça donnait une toute autre vision de ce qu'on faisait. » Mais oui Mickey, raconte lui ton enfance, parle lui de toi. Vraiment ça peut être bien mais je sais que je n'aime pas parler de ça, surtout avec des collègues de boulot. Bon, Juliet c'est différent, puis ce n'est pas personnel. Bon, on va dire que ça passe pour cette fois-ci. Je pourrais l'écouter parler pendant des heures, juste pour entendre sa voix, pour la voir me regarder comme elle le fait. Elle me fixe, mais pas de façon péjorative, loin de là, au contraire, j'aime bien quand elle me regarde et quand en plus elle sourit, j'ai l'impression d'avoir tout gagné.  « Tu aurais voulu être actrice ? » Non ! Enfin si ! Je voulais lui poser la question mais il y a deux minutes je n'aurais pas oser lui demander et là je le fais. Comment elle fait pour que je sois autant à l'aise avec elle ? Je n'ai jamais eu de problèmes avec les gens et la sociabilité mais je ne suis jamais comme ça, aussi décontracter.  « Si un jour tu as besoin, n'hésite pas. » Je prend les devant, il se passe quoi ? Ca fait genre le gars qui veut tout savoir, qui veut toujours être là, moi-même je ne me plais pas. Mais bon, au moins, je vais en apprendre plus sur elle grâce à mes questions tout à fait naturel.

J'en ai connu des femmes mariés, vu comme elle est belle et gentille ainsi qu'intelligente je m'attendais à quoi ? Qu'elle soit célibataire ? C'était normal qu'elle soit en couple, même marié. D'habitude, ça ne me retient pas, loin de là mais là c'est différent. C'est comme si je ne voulais pas détruire un couple pour un petit plaisir. Non, car moi je voudrais qu'elle le quitte, qu'elle vienne avec moi et ce ne sera pas bon car elle ne le fera pas. Puis regardons nous, on n'a rien à faire ensemble. Oui, j'essaie de me dire que ce n'est pas si grave alors que je me suis casser la gueule dans mon esprit. J'ai l'impression que tout ce que j'espérais à disparut, comme ses sourires qu'elle pouvait faire à moi, non elle doit aussi les faire à son mari et ça me fout des frissons. Pourtant, je ne veux pas la laisser seule, je ne veux pas rentrer chez moi, je veux qu'elle s'attache à moi, je veux qu'on passe une soirée ensemble. Je lui avoue que je n'ai jamais fait de séances nocturnes  au cinéma, j'en ai jamais eu l'occasion, on ne m'a jamais fait la proposition. Je lui propose de l'accompagner et pour mon plus grand bonheur elle accepte que je vienne. Même, elle en fait une obligation, je ris. Ce n'est pas pour que l'on soit ensemble mais car on ne peut pas finir sa vie sans avoir fait ça. « Je ne veux pas mourir bête alors ! » J'entre dans son jeu, dans sa façon de voir les choses, c'est toujours mieux pour qu'on soit sur la même longueur d'onde même si j'avoue que pour moi ce n'est pas indispensable d'avoir fait ça dans sa vie, mais si elle me dit que c'est bien, autant la croire. Elle se penche vers son sac pour en sortir un papier, celui du cinéma avec les horaires et les propositions de fils à voir. Elle me tend le papier pour que je le regarde. Elle me fait aussi la liste des films qu'ils rediffusent, mes yeux suivent les titres au fur et à mesure qu'elle les énonce. Je ris avec elle quand mon regard croise le titre d'Apocalypse Now. Qu'est-ce qui m'intéresse le plus ? Je n'en sais trop rien et le pire arrive quand elle me dit de choisir. Pardon ? Moi, choisir ? Je ne connais pas du tout ses goûts, j'aimerais un film qui nous plaise à tous les deux. La panique. Je retiens qu'elle veut un film drôle. Je ne la regarde même pas partir rincer sa tasse, j'entends juste l'eau qui coule, moi je dois trouver un film. « Oh ! Il passe Slumdog Millionaire, tu as vus ce film ? Je l'adore ! Il passe dans une demi-heure, on a largement le temps d'y aller.»


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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Jeu 7 Sep - 23:03


won't go home
Mickey & juliet


Un petit sourire s’installait toujours sur mon visage quand j’étais en sa présence, et il était bien difficile de l’en décrocher. C’était agréable, et tellement simple d’être en sa compagnie. Il me faisait tellement de bien, il était … comme une bouffée d’oxygène. Et en même temps je me disais que je me faisais probablement plein de films et que j’étais en plein énorme délire. Qu’il n’y avait absolument aucune raison pour que je l’intéresse. Je n’étais qu’une collègue. Plus âgée que lui. Mariée. Parfois j’avais tellement envie de me débarrasser de ce mariage quand je voyais que Tom ne semblait pas vraiment vouloir se battre pour me garder. Oui il s’excusait peut être au début pour ses accès de colères. Mais plus toujours … et il promettait toujours de ne pas le refaire … et cela revenait toujours également? Comment lui faire confiance alors. Comment continuer à aimer quelqu’un en qui on ne peut pas avoir confiance … tellement de choses me tournoyaient dans le cerveau et m’occupaient l’esprit ces derniers temps. J’essayais souvent de ne pas trop y penser … Mais tout m’y ramenait inexorablement. Et le voir … ah le voir me permettait de mettre tout ça en pause. Je ne me posais plus de questions. Ou plutôt si … je m’en posais, mais … ce n’était pas les mêmes. C’était des question de petite adolescente qui a son premier crush et qui ne sait pas quoi faire. Oui je me faisais l’idée d’une jeune fille qui découvre ce qu’est l’amour. Est ce que je tombais amoureuse de lui? Peut être, peut être que je ne voulais ou ne pouvais pas le reconnaitre? Peut on tomber amoureux comme ça? Coup de foudre? Ah non hein … je veux pas me poser encore des millions de questions. Je préfère profiter du moment avec lui. ON verra … on verra … de toutes manières même si je tombais amoureuse de lui … ça ne serait pas réciproque. Je ne vois pas dans quelle dimension ça pourrait être possible.

L’idée de faire cours dehors me trottait dans la tête depuis quelques années sans que je n’aie réellement eu l’occasion de le faire. Autant pour le club de théâtre j’avais souvent l’occasion de sortir mais pour les cours de littérature quand même moins. Je pourrais trouver pourtant des occasions si je m’y penchais. Pourquoi pas. Et il avait l’air assez enthousiaste à cette idée. « Ca peut être une très bonne idée. Quand j'étais gamin, à la fin de l'année, notre maître nous faisait faire cours dehors, ça donnait une toute autre vision de ce qu'on faisait. » je souriais largement. Voilà qui me motivait encore plus dans cette idée. « Ah oui? il faudra que j’en parle à la proviseur alors, je pense que ça pourrait être pas mal. Peut être pour étudier la poésie, les saisons qui changent ou autre chose dans le genre. C’est toujours plus intéressant quand on change du quotidien et de la routine » et cela valait pas seulement pour les cours en définitive, je m’en rendais compte. Je parlais aussi dans un sens du fait que c’était aussi intéressant de parler avec lui parce que ça me changeait de ma routine et de mon train train quotidien. Mais … est ce qu’il le comprendrait ainsi? Peut être pas. Et c’était pas forcément plus mal non plus. « Je n’ai jamais eu envie d’être cette prof barbante qui donne des devoirs et qui attends que tout soit bien fait selon le plan de l’éducation nationale. Je n’aime pas inspirer la peur, pour moi ça ne sert à rien hormis à bloquer un élève. Enfin … en littérature en tout cas, bloquer un élève revient à ne rien réussir à le faire dire, … et je trouve ça triste et injuste parce que … qu’on le veuille ou non … on a toujours quelque chose à dire, et on a toujours besoin de dire quelque chose. » j’avais peut être une vision spéciale du rôle d’un prof, et même de ma matière, je ne savais pas mais je réalisais que …. on n’était pas à une réunion avec Madame la Proviseur … « Excuse moi de te barber avec ça. Pardon! » dis-je très gênée. Ce n’était pas du tout intéressant ce que je racontait … mes vieilles considérations de professeur plutôt idéaliste et un peu utopistes.

« Tu aurais voulu être actrice ? » je riais à gorge déployée devant son air très surpris. « Oh oui, je ne me suis jamais imaginée professeur. Je voulais être comédienne, ou actrice si le théâtre ne voulait pas de moi. » dis-je en me reprenant un petit peu. « Au final ni l’un ni l’autre n’a voulu de moi » continuais-je en haussant les épaules. « Du coup bah … je suis professeur de littérature. » dis-je en levant les yeux au ciel. « Rien à voir avec mon plan de carrière hein … » dis-je tristement. « Enfin bon » dis-je me reprenant tout d’un coup. « C’est la vie! » dis-je. Je ne regrettais pas vraiment de n’avoir pas pu percer dans ce milieu, j’étais bien prof, mais j’avais toujours un petit pincement au coeur quand même.

Les étirement et échauffements étaient primordiaux avant les théâtre. Monter sur les planches non préparé pouvait être risqué selon le rôle que l’on devait jouer. Je l’avais constaté à mes dépends. « Si un jour tu as besoin, n'hésite pas. » je rougis un peu m’imaginant l’espace d’un instant lui et moi en position de professeur particulier et élève. « Hé bien écoute pourquoi pas » dis-je sincèrement. « Ou même si tu t’y connais en Yoga, ça ne serait pas de refus parce que y’a trop de choses qui tournent là haut » dis-je en désignant de mon index ma tête « qu’il faudrait que j’apprenne à prendre des moments pour me poser » terminais-je en riant un petit peu. C’était tout moi ça. Le cerveau qui carbure à mille à l’heure.

Nous parlions du coup de ce que l’on pourrait faire puisque l’on était tous les deux libres comme l’air ce soir. J’essayais de ne pas trop penser au fait que j’avais parlé de Tom devant lui. une partie de moi avait envie de lui faire comprendre qu’avec Tom ça n’était pas rose. Pour me rendre … disponible pour lui? Oh bon sang … Aherm. Cinéma donc. Je lui parlais des séances nocturnes et il me disait n’y avoir jamais été. C’était donc une bonne occasion pour y remédier. Il devait venir. Je ne réfléchissais pas, et l’obligeais même à m’accompagner. C’était à présent impossible de revenir en arrière. Et l’idée de passer un peu plus de temps avec lui n’était pas pour me déplaire. Bien au contraire. « Je ne veux pas mourir bête alors ! » je lui fis un clin d’oeil. « Tu ne mourra pas bête! » dis-je enthousiaste. Maintenant … le choix du film était bien plus difficile. Il y avait une rétrospective Coppola qui pourrait s’avérer utile, mais … 3h de film … c’était long … enfin moi ça ne me dérangeait pas, mais pour un baptème c’était pas forcément le must. Je le laissais finalement choisir, les films qui passaient me plaisaient tous donc il n’y avait pas de soucis. J’en profitais pour aller nettoyer ma tasse. Passer mes mains sous l’eau chaude me faisait du bien et je la mis à égoutter pour me retourner vers lui. « Oh ! Il passe Slumdog Millionaire, tu as vus ce film ? Je l'adore ! Il passe dans une demi-heure, on a largement le temps d'y aller.» J’arquais un sourcil doucement, essayant de réfléchir si oui ou non je l’avais vu et il me semblait pas. « Je vais passer pour une inculte mais je rois que je ne l’ai pas encore vu. Il est sur ma liste de films à voir. » je me dirigeais vers la table de nouveau et pris ma veste sur le dossier de ma chaise pour l’enfiler. Il devait faire plutôt frais maintenant. « Ecoute, je suis partante! » dis-je en haussant les épaules. Après tout c’était moi qui avais lancé l’idée hein. « Tu es en voiture ? » demandais-je pour savoir comment se rendre au cinéma. On avait une demie heure, on pouvait tout aussi bien marcher s’il le fallait.

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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Dim 10 Sep - 15:54

won't go home | Juliet & Mickey
EXORDIUM.
J'ai tout le temps envie de la voir car je sais que je vais avoir un sourire débile sur le visage. C'est son effet sur moi. Je ne pensais même pas que c'était capable. Elle est ma collègue, on a déjà parlé ensemble mais on ne sait rien sur l'autre. Elle sait que j'ai une fille, sûrement car j'adore parler de ma Lola. Mais on est comme deux étrangers. On ne connaît pas ses collègues. C'est pour cela que ce sont des collègues, pas des copains, ni rien. Alors ça me fait bizarre. Je ne savais pas qu'une personne qu'on ne connaît pas peut nous mettre dans l'état dans lequel je suis. J'ignorais que c'était possible, pourtant j'ai toujours ce sourire, même quand je ne lui parle pas, juste quand je la regarde, que je sois proche d'elle ou non. Même de dos, je souris, j'aime tellement la regarder, elle est si jolie. Une fois, je me suis surpris à sourire en pensant à elle, et par la même occasion je me suis surpris à penser à elle. Je pense que j'espère trop, qu'elle ne ressentira jamais rien pour moi, pourtant, c'est plus fort que moi. Une fois, j'ai essayé d'arrêter de penser à elle, d'arrêter de sourire en la voyant, du moins, être poli avec elle sans plus. Je n'ai pas tenu plus de quelques minutes. Elle me met dans un état dans lequel je n'étais jamais rentré.

Un point commun. Un en plus. Oui, j'ai l'air fou mais je compte, je fais attention aux points sur lesquels on se ressemble, on pense la même chose. Et là, on aime la même chose. J'avais choisis d'être professeur de sport car je n'étais pas vraiment capable de faire autre chose et parce que j'aimais être dehors. J'aurais pu faire jardinier, c'est sûr mais les mains dans la terre ça ne m'attire pas vraiment. Et je lui raconte que moi, j'aimais faire classe dehors quand j'étais gamin, une chose dont elle s'en fiche sûrement, une chose que j'aurais pu éviter de lui dire mais c'était sortis naturellement. « Faire sortir les gamins de la routine c'est ce qu'il de mieux. Ils sont plus apte à écouter. Ce n'est pas pour te démotiver, mais la proviseur aura du mal à accepter ce genre de chose, enfin, une fois je pense que ça passera mais pas régulièrement. » Je ne pense pas Mickey que ce soit la bonne chance à faire. Déjà je ne veux pas partir dans un débat mais là, elle est dans ses pensées, j'ai l'impression qu'elle s'imagine dehors, avec un grand soleil, avec ses élèves à lire du Baudelaire ou des choses comme ça. Moi j'arrive, je casse tout, j'arrête de la faire imaginer. Même si sur ce coup je pense avoir raison, je n'aurais pas du lui dire qu'elle ne pourrait pas. « Elle te dira que vous ne pouvez pas car on ne sait jamais ce qui peut arriver aux élèves une fois dehors. » Autant pousser la réflexion jusqu'au bout en espérant qu'elle ne le prenne pas mal. Au début d'année, elle veut toujours que je fasse la route avec les élèves, pour leur montrer le chemin, d'accord mais aussi pour les surveiller. A mes yeux, ils sont grands, ils ne vont pas avoir de problèmes. Dès la deuxième heure avec chaque classe, je les laisse venir tout seul, de un je n'ai pas envie de faire des aller-retour toute la journée et de deux, je leur fais confiance. Depuis que je suis professeur de sport ici, il n'est jamais rien arrivé à personne alors je ne pense pas que ça va changer. J'aime les voir arriver par petits groupes au gymnase, on voit les affinités. Elle m'explique le genre de professeur qu'elle veut être et j'avoue que j'aurais aimé avoir une professeure comme elle à mon époque, j'aurais sûrement plus écouter son cours. Pas seulement car elle est sublime mais aussi car elle aurait fait des efforts pour ne pas nous gueuler dessus dès qu'on n'avait pas compris que les rideaux bleus étaient symbole de la dépression de l'auteur. Je n'ai pas le temps de lui répondre qu'elle s'excuse de me parler de ça. Elle peut me parler de tout et n'importe quoi, je l'écouterais même m'expliquer le système digestif d'une vache. « Ne t'excuse pas, au contraire, c'est intéressant ce que tu me dis. Je crois que j'aurais lu plus de livre si j'aurais eu une prof comme ça. » Elle a tout à fait compris qu'un élève a toujours quelque chose à dire mais s'il pense le contraire, quand elle le disait, je ne pouvais qu'approuver par un mouvement de la tête.

Et je me lance à lui demander si elle aurait voulu être actrice. Presque tristement, avec l'air d'avoir du regret, elle me dit que oui, elle aurait voulu être actrice, surtout si elle n'avait pas pu être comédienne mais qu'aujourd'hui elle n'est que professeur de littérature. Pour elle ça doit être décevant, car elle avait des rêves, moi, je n'en avais pas vraiment alors professeur c'est pas mal. Mais bon, sans ça, je ne l'aurais jamais connu, je ne l'aurais jamais vu et je ne serais pas heureux à cet instant d'être avec elle. J'aurais été sûrement seul. Je ne prendrais même pas le temps d'aller dans le lycée le matin car je n'aurais pas de but, pas celui de l’apercevoir, comme pour voir si elle va bien, comme si je savais si elle va bien ou non. « Il n'est jamais trop tard pour réaliser ses rêves. Je suis sûr que tu peux toujours réussir. » Oui, ça c'est bien Mickey, soit un soutien, un espoir.

Je ris quand elle me demande si je m'y connais en Yoga. Je sais que ma mère en fait et qu'à l'entendre en parler ça lui fait du bien, c'est bon pour l'intérieur du corps me dit-elle. Mon intérieur du corps il va très bien. Mais moi, j'y connais rien en yoga, je pense que c'est un art particulier, où il faut avoir le talent pour l'exercer et je ne l'ai pas. Je pourrais lui dire que je connais car je connais quelqu'un qui en fait mais si je commence à parler de ma mère, je pense qu'on va être mal barré. « Je n'y connais pas grand-chose, mais j'ai des relations, je pourrais voir si j'en connais un de bien pour t'en parler. » Ma mère doit sûrement connaître des gens, sûrement qu'elle a un groupe sur facebook de fans de Yoga. Elle doit connaître un professeur, je sais qu'elle exerce uniquement dans son salon devant des vidéos sur internet. « Franchement, est-ce qu'il y a vraiment des gens qui arrivent à ne penser à rien ? Personnellement je n'y arrive pas, comme toi, j'ai trop de choses à l'esprit. » Je ne sais pas ce qui la chiffonne dans son esprit, j'avoue que j'aimerais bien savoir. Est-ce qu'un jour je pourrais savoir ce qu'elle pense ? Non, pas depuis qu'elle m'a parlé de son mari car je sais que je n'aurais jamais cette place. Mais ça ne va pas m'empêcher de passer une bonne soirée avec elle, après oui, il faudra que je me fasse à l'idée qu'elle ne ressentira jamais rien pour moi, que c'est peine perdue.

« Et c'est grâce à toi. » Je ne vais pas mourir bête, je ne vais pas mourir en ayant jamais été à une séance nocturne de cinéma. Car sans elle, je n'aurais jamais eu l'envie d'y aller. J'aime aller au cinéma mais les séances nocturnes… Je ne savais même pas qu'il y en avait. Elle me laisse choisir, elle me laisse la responsabilité de choisir un bon film, un film qui nous plaira à tous les deux. En soit, ce n'est pas grand-chose, mais pour moi c'est une responsabilité. Alors, je lui propose Slumdog Millionaire, un film qui m'avait bien plu quand il était sortis. Je pense que je l'ai à nouveau regardé il n'y a pas longtemps mais ça ne fait jamais de mal de revoir un bon film. « Oh non, tu n'es pas une inculte mais tu pourras, après ce soir, enlevé ce film de tes films à voir. » On a tous ce genre de liste, la mienne est immense et je pense que je n'aurais pas le temps dans toute une vie de pouvoir tous les voir, ce qui est bien dommage. Mais sur le coup, je stresse, elle ne l'a pas vu, je ne sais donc pas si elle va aimé. Ce n'est rien si elle n'aime pas mais on ne retient jamais les séances cinéma des films qu'on n'aime pas. Ou du moins, on n'en garde pas de bons souvenirs, on est toujours à dire qu'il y avait un tel et un tel qui nous emmerdé avec leurs pop-corn. Alors qu'un film qu'on a aimé, on adore en parler. Souvent, on ne fait pas attention au bruit autour de nous. On est a fond dans ce qu'on voit.  Mais elle est partante, mon sourire s'élargit sur mon visage. Elle prend sa veste de son dossier de chaise et je me lève de ma chaise. Je me rend compte que je n'ai peut-être pas la tenue appropriée pour ce genre de soirée. Elle, elle est toujours bien habillée, j'aime beaucoup son style vestimentaire. Moi ? Ben moi je suis avec mon jogging comme tout bon prof de sport qui se respecte. Une voiture ? Bien sur que j'ai la mienne. En quelques secondes, je fais l'inspection de ma voiture, de son état à l'intérieur. Oui, elle peut monter dedans, elle n'est pas si sale que ça.  « Oui, on peut la prendre. Il ne fait pas très chaud dehors, ça nous évitera de marcher. » J'attrape ma bouteille d'eau que j'ai remplis quelques minutes plus tôt et je m'avance vers la sortie. Ensemble on quitte la salle des professeurs, on quitte complètement l'établissement. Ca me fait toujours bizarre de le traverser alors qu'il n'y a aucune vie humaine dedans, on a tellement l'habitude que ça gueule dans tous les sens. Je m'avance vers ma voiture.  Je l'ouvre et avant de monter dedans, je lui lance. « Votre carrosse madame. » avec un rire.



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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Lun 11 Sep - 0:20


won't go home
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Une chose est sure, il se passe clairement quelque chose entre nous. Enfin du moins de mon côté. Oui parce que je me souviens pas m’être senti dans un état de stress pareil à l’idée de voir quelqu’un ou autant déçue au contraire de ne pas le voir. C’était con, c’était totalement idiot et je le savais bien. Et je me demandais ce que ça pouvait vouloir dire. Est ce que je me faisais une crise de la cinquantaine bien bien avant l’heure? Est ce que c’était parce qu’il était gentil et agréable avec moi contrairement à Tom que je me raccrochait à ça et que du coup je me faisais des films ? C’était nul mais j’avais presque des papillons dans le ventre quand je pensais à lui alors que … je devrais en avoir pour mon époux non? Du moins … je devrais. Je n’y arrivais plus. L’idée de rentrer chez moi me foutais clairement la gerbe parfois. Je n’avais aucune envie de tomber sur lui, sur sa colère. Ou bien sur ses suspicions. Alors que moi je n’avais jamais douté de lui et pourtant à son restaurant il avait de bien belles serveuses ou cuisinières. Je m’en fichais. Je l’aimais. Oh bordel, je venais de le dire … de le penser. Je l’aimais … au passé. Au passé bordel. Non … je n’aimais plus Tom, je ne pouvais plus l’aimer. Je devrais peut être lui laisser une chance. Mais … étant donné qu’il ne savait communiquer qu’avec ses poings ou ses insultes en ce moment c’était pas des plus encourageants. Alors que Mickey … putain Juliet. Tu es réellement en train de tomber amoureux de Mickey alors qu’il pourrait presque avoir l’âge d’être ton fils. Bon à cinq ans près mais … je ne sais pas, quand il me regardais je me sentais intéressante, je me sentais belle et surtout, il avait l’air d’être content de me voir. C’était tout ce que je demandais. Et moi … trop habituée à lire des choses dans des contextes ou des situations, peut être que pour le coup j’extrapolais. Comment un jeune plein d’avenir comme lui pourrait s’intéresser à une personne comme moi …

Les cours oui c’était une discussion plutôt classique entre deux enseignants. Une discussion comme j’en avais eu pas mal avec Clay, mon meilleur ami ou encore avec mon amie d’enfance Amber qui était elle aussi devenue professeur. Nous parlions donc de nos différentes visions des études, et des cours, et moi il est vrai que j’aurai bien aimé pouvoir inspirer plus d’élèves. Ne pas être la prof de littérature rébarbative qui ne fait que les faire lire des pavés. Non. Je ne voulais pas être leur amie, mais … je voulais juste pouvoir les aider à se construire. Parce que tout comme les autres matières, la littérature était aussi là pour construire les élèves et les citoyens de demain. « Faire sortir les gamins de la routine c'est ce qu'il de mieux. Ils sont plus apte à écouter. Ce n'est pas pour te démotiver, mais la proviseur aura du mal à accepter ce genre de chose, enfin, une fois je pense que ça passera mais pas régulièrement. » je hochais de la tête. « Oh, ça ne me démotive pas. » dis-je un petit sourire en coin. « je crois qu’au contraire ça aurait plutôt tendance à me motiver » je riais un peu. C’était probablement incompréhensible. « Dans le sens ou, je n’aime pas vraiment suivre les règles établies, et que je suis sûre que ça peut permettre de développer encore plus l’esprit critique des élèves. Je suis sûre que la prof de philo serait d’accord » dis-je l’imaginant déjà ses envolées lyriques à propos de la liberté et tout ça. Et elle n’aurait pas tord. « Elle te dira que vous ne pouvez pas car on ne sait jamais ce qui peut arriver aux élèves une fois dehors. » je levais les yeux au ciel. Oui c’était vrai. En réalité il y avait trop de paramètres à prendre en compte dans l’histoire. Avec les diverses attaques que le monde peut connaitre il est vrai que la sécurité est primordiale. Mais bon je ne vais pas non plus aller les emmener dans des bars ou autre. JE comprend qu’on puisse avoir peur oui, mais il ne faut pourtant pas s’empêcher de continuer à vivre. Et surtout continuer à apprendre parce que c’est le savoir qui sera la défaite de leur ignorance. Mais … allez dire ça aux proviseurs qui sont sous les ordres des rectorats et autre …

Et comme toujours en sa présence … je m’emportais dans le flot de mots. Parce que j’étais toujours à l’aise avec lui et que je parlais sans compter. Enfin … que je parlais sans me rendre compte surtout de ce que je disais … et je parlais comme un vrai moulin à parole. Il avait cet effet sur moi. Il me relaxait et me faisais me sentir en confiance, assez pour parler. Car croyez moi sinon de manière générale je ne parlais pas autant. « Ne t'excuse pas, au contraire, c'est intéressant ce que tu me dis. Je crois que j'aurais lu plus de livre si j'aurais eu une prof comme ça. » je me mis à rougir. Je prenais ça clairement comme un compliments et il m’allait droit au coeur. C’était … le genre de réaction que je voulais avoir de mes élèves en fait. Je ne voulais pas les forcer à lire, mais essayer de les intéresser à la lecture. Sauf que ça … c’était pas toujours aussi facile à dire qu’à faire.

« Il n'est jamais trop tard pour réaliser ses rêves. Je suis sûr que tu peux toujours réussir. » je haussais les épaules, clairement peu convaincue. « Je ne sais pas. je suppose que c’est comme un rêve de gosse. Certaines veulent être princesse ou fleuriste. Moi je voulais devenir actrice. » dis-je en riant un petit peu gênée. « Et puis je suis clairement trop vieille pour les castings, aujourd’hui ils recherchent la fraicheur et la beauté » dis-je en riant de bon coeur. Non je ne savais pas si je le voulais encore. En réalité j’étais bien dans ma vie actuelle. Bon hormis mon « petit » problème dans mon mariage. Je haussais les épaules. Nous en venions ensuite aux pratiques sportives et notamment les échauffements que je devais faire avant le théâtre. C’était selon moi bien plus physique qu’être actrice. Du moins ça dépend du rôle mais … il faut mettre bien plus dans sa performance quand on est sur les planches que quand on est devant une caméra. Le théâtre, c’est le moment de l’instantané. Deux représentations ne peuvent pas être exactement pareilles alors que l’on peut voir un film des millions de fois sans qu’il change. Le Yoga pourrait m’aider. Du moins c’est ce qu’on m’a dit, je ne sais pas, Me détendre, me relaxer, essayer de penser à autre chose. « Je n'y connais pas grand-chose, mais j'ai des relations, je pourrais voir si j'en connais un de bien pour t'en parler. » je hochais positivement de la tête. « Enfin t’en fais pas hein, je pourrais chercher toute seule. » je ne voulais pas lui faire perdre son temps surtout pour quelque chose d’aussi … inutile. « Franchement, est-ce qu'il y a vraiment des gens qui arrivent à ne penser à rien ? Personnellement je n'y arrive pas, comme toi, j'ai trop de choses à l'esprit. » je me mis à rire franchement. « Hé bien je n’en sais rien. Je suppose que oui il doit bien y en avoir. Mais je ne sais pas du tout ce que ça fait. » dis-je avec un grand sourire. Et au final je préférais ça.

« Et c'est grâce à toi. » je me mis à rougir de nouveau. « Oh c’est pas grand chose non plus hein. Tu aurais pu découvrir ça plus tard. » dis-je en haussant les épaules. Mais en fait peut être que non, je ne le connaissais pas autant que ça pour le moment. Enfin j’aimerai bien le connaitre plus mais … Est ce que c’était une bonne idée. Me faire des idées, me faire espérer, et même tomber amoureuse de lui … en passant du temps avec lui. Alors que rien du tout ne sera jamais possible … c’était peut être cruel pour moi. Mais … c’était bien connu .On ne fait que très rarement le choix qui ne vas pas nous faire souffrir hein? Alors oui j’étais heureuse de pouvoir passer une partie de la nuit avec lui. Lui faire découvrir les séances nocturnes, c’était quelque chose vraiment à faire au moins une fois. On aime ou on n’aime pas, mais au moins on a testé. Moi j’adorais mais c’était vraiment particulier. Alors oui, je me réjouissais. Et j’avais secrètement envie que ça lui plaise autant que ça me plaisait à moi. Ca voudrait dire que peut être dans le futur on pourrait recommencer … Mais là … je m’égarais surement très loin … c’était pas amené à se répéter, non? C’était déjà trop beau pour être vrai. Après plusieurs lectures et relectures des films qui passaient ce soir, il choisit Slumdog Millionnaire. Un film d’un réalisateur que j’appréciais tout particulièrement et que j’avais envie de voir depuis un bon moment maintenant. Je lui avouais aussitôt que je n’avais jamais vu le film et me sentait plutôt idiote en le disant … putain Juliet tu aurais pu te passer de dire ça … t’es sensée être cinéphile … « Oh non, tu n'es pas une inculte mais tu pourras, après ce soir, enlevé ce film de tes films à voir. » mais comme d’habitude il avait toujours le mot agréable pour me faire me sentir bien. Je sentais doucement mon ventre se remplir de papillons et fermais les yeux pour me reprendre un petit peu, profitant de l’eau sur mes mains pour me « calmer ». « Oui tu as raison » dis-je en me retournant pour aller prendre mes affaires.

Je suis prête, quand à savoir comment y aller, n’importe j’aimais marcher ou s’il avait sa voiture c’était bien. Moi je n’avais pas pris ma voiture, je n’habitais pas loin du lycée. « Oui, on peut la prendre. Il ne fait pas très chaud dehors, ça nous évitera de marcher. » je hochais positivement de la tête et pris mon sac que je mettais sur mon épaule avant de quitter avec lui la salle des prof en éteignant la lumière. J’avais l’habitude de partir la dernière. C’était très souvent le cas. J’avais donc mes petites habitudes. Je le suivais dehors et le lycée s’effaçait derrière nous alors qu’on arrivait près de sa voiture. « Votre carrosse madame. » je laissais échapper un petit rire amusée « Merci monsieur! » dis-je avant d’entrer dans l’habitacle avec lui. Je le laissais démarrer et prendre la route. Entre temps je sortis mon téléphone … et pris le temps de quand même envoyer un message à Tom. Prétextant passer la soirée avec Amber, j’envoyais aussi un message à Amber au cas ou. Et puis … je retirais mon alliance que je laissais se perdre dans les méandres de mon sac. Et tout d’un coup. Rien qu’avec ce petit geste. Je me sentais déjà mieux. Comme libérée d’un gris poids. « La séance est dans une demie heure, c’est ça? » demandais-je à haute voix tournant la tête pour l’observer. Juliet … tu vas bientôt ressembler au loup de dessin animé qui a des coeurs qui lui sortent des yeux.

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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Sam 16 Sep - 22:02

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EXORDIUM.

Je ne sais pas ce qu'on donnera dans le temps. J'aime la voir mais je ne sais pas si c'est réciproque. Même si elle a toujours ce même sourire au visage, celui qui me fait craquer, ça ne veut rien dire. La politesse, la gentillesse, il y a beaucoup de facteurs qui se mettent en plus. Moi, mon sourire, il est bête, il est comme celui d'un adolescent qui crush sur une de ses professeurs au lycée. Sauf que dans mon cas, elle n'est pas inaccessible, enfin, c'est ce que je pensais. Mais aujourd'hui est-ce que les mariages veulent encore dire quelque chose ? Est-ce qu'elle n'aimerait pas s'évader avec quelqu'un d'autre et est-ce que moi j'aimerais être ce quelqu'un d'autre ? Je ne pense pas. Si elle m'offre le temps d'un soir, d'une nuit, j'en redemanderais car j'en suis amoureux, car elle m'aura sûrement conforter dans mes sentiments. Regardez la. Elle est magnifique, sa voix est si pure, son mari a une chance incroyable et j'espère qu'il ne la gâche pas. Non. Non, il ne la gâche pas, on ne peut pas aller voir ailleurs alors que l'on a une femme comme Juliet. J'en deviens jaloux.

Je pensais la démotiver mais à l'écoute de sa remarque, non, ça la pousse à aller plus loin. J'en suis sûr qu'elle serait du genre à aller à l'encontre de ses supérieurs et je dois avouer que j'aime beaucoup ça. J'aime le fait qu'elle ne veuille pas suivre les règles, les règles auxquels moi je me plis sans bronché. J'aime trop ma place, même si on a une certaine sécurité, je ne veux pas avoir de mauvaises notes par mes supérieurs, je veux être un bon professeur mais je n'ai pas affaire à des élèves qui se plaignent de devoir lire des livres à chaque trimestre.  Je hausse les épaules, je ne sais pas quoi lui dire de plus. Si elle a envie de faire ça, qu'elle le fasse, je sais que ses lèves apprécieront, on est toujours mieux dehors qu'enfermé entre quatre murs, surtout quand l temps se prête à traîner. Je souris quand elle parle de la professeur de philo. Je ris même. Cette professeur me fait peur. Vraiment. On dit souvent que les professeurs de philo sont perché mais avec elle on est bien haut. Certains de mes élèves sortent de son cours quand ils me retrouvent, je les entend parlé et je dois avouer que je les plains. Je secoue la tête de haut en bas pour appuyer ce qu'elle dit sur l'esprit critique.

J'aime quand elle me parle, c'est comme si elle n'arrive pas à s'arrêter. Ca pourrait m'énerver mais non, j'adore l'écouter parler. Je ne sais pas si elle est comme ça avec les autres professeurs ou si j'ai le droit à ce privilège. En tout cas, j'ai remarqué que quand la salle des professeurs est pleine, elle ne parle pas vraiment, elle reste dans son coin. Donc, quand ils sont plusieurs, elle ne parle pas comme elle le fait. Je ne peux pas me plaindre qu'elle me parle, surtout moi, moi qui ait des sentiments pour elle, ce n'est que bénéfique pour moi.

J'en suis sûr qu'on peut réalisé ses rêves à tout âge. Si on se donne la peine de réussir, on peut tout faire. Etre actrice ne lui échappe pas, elle pourrait l'être. Il faut souvent un physique, surtout pour les femmes et franchement elle l'a. Mais qui dit film, actrice, dit que je ne serais pas le seul à pouvoir poser les yeux sur elle. Chacun sera libre de regarder ses moindres faits et gestes et ça me dérangerait. Oh la la, il faut que je me calme, j'ai l'impression d'être le mari jaloux de la popularité de sa femme. De toute façon, elle en aura de la popularité. La fraîcheur ? Les meilleurs films que j'ai vu son en partie avec des femmes plus âgées… Bon, on oublie mon attirance pour ce genre de femme aussi. « Il y a vraiment des petites filles qui veulent devenir fleuristes ? Genre c'est vraiment un rêve ? » demandais-je en riant. J'ai du mal à imaginer une petite fille se lever un matin avec le rêve de devenir fleuriste, certes, elle sera au pays des fleurs mais quand même.  Ma fille, je ne sais pas de quoi elle rêve. Je pense qu'elle ne se projette pas sur ce point là, pas encore. J'ai hâte qu'elle me dise qu'elle veuille devenir astronaute car aujourd'hui, tous les rêves sont accessible et je la pousserais à le devenir si c'est vraiment ce qu'elle veut. Moi, je n'avais pas de rêve alors on ne pouvait pas me pousser. Même en étant sportif, je n'ai jamais voulu devenir un footballeur connu, ni un athlète. Non, je voulais juste vivre dans ma petite ville, faire attention à ma mère, que les rôles s'inversent. Et là, j'aimerais le voir faire du théâtre. J'aimerais la voir jouer, elle doit être si belle. Au moins, je pourrais avoir les yeux qui brillent sans qu'elle s'en rende compte car en ce moment même c'est assez risquer pour moi. Je pourrais lui proposer mes services mais elle se rendra vite compte que je lui ai raconter des bobards pour pouvoir être avec elle. Je ne veux pas qu'elle sache que je fais le tour du lycée parfois pour l’apercevoir, que je passe parfois tard le soir pour qu'on se retrouve tous les deux pour que l'on puisse parler. Car si elle est vraiment souvent là, je viendrais la rejoindre, je viendrais lui parler, au fur et à mesure du temps ce sera notre moment, nos soirées au risque que je tombe à chaque fois un peu plus amoureux d'elle. Je sais très bien que la chute va être longue, qu'une fois arriver, j'aurais dû mal à me relever mais j'aime espérer. J'aime parfois imaginer que je pourrais la rendre heureuse. « Comme tu veux, tu sais où me trouver. » Ca ne me dérange pas de chercher ça pour elle, au moins elle sera entre les mains de bons professionnels, pas dans celles de charlatans qui en profiteront juste pour la regarder. Voilà, toujours la jalousie, la volonté de possession. Pfff… La possession c'est son mari qui l'a, pas moi. Elle rit quand je lui avoue que je me demande si des personnes arrivent à s'arrêter de penser. Elle croit que oui, je crois que non mais je pense que ce n'est pas le moment, ni le lieu pour un débat sur le cerveau en pause. A vrai dire, quand elle est devant moi, il est loin d'être en pause, je ne pense qu'à elle, je ne fais que la regarder. Je dois avoir l'air d'un psychopathe.

« Plus tard je ne pense pas. » Vraiment, ce n'est pas quelque chose qui m'attire. Certes, quand on me le propose comme elle le fait, j'accepte volontiers mais sinon, ça ne me serait pas venu à l'esprit de proposer ça comme sortie. Si ça me plaît, je ne sais même pas si je pourrais le proposer à quelqu'un d'autre qu'à elle. C'est bête, très même… Mais ça me rappellera ce soir, ça me rappellera la premières fois que j'ai été à une séance nocturne. Ca me fait plaisir d'y aller avec elle et avec quelqu'un d'autre, je n'aurais pas le même plaisir. A mes yeux, il nous faudrait plusieurs vies pour voir tous les films qui ont été tourné. Ou alors, il faut qu'on arrête de travailler et qu'on se mette dans le canapé pour le restant de nos jours à regarder des films mais il y a un moment où ça ne collera pas. On n'a juste pas le temps de regarder tout ce qu'on voudrait voir. Et si ça se trouve, elle est ce genre de personne, comme moi qui aime sortir, qui aime sentir l'air frais d'un dimanche matin sur le visage. J'ai du mal à regarder la télé pendant des heures, surtout quand j'ai le droit aux dessins animés sans scénario du matin sur la chaîne principale mais Lola en raffole alors je ne peux rien dire. Je peux juste m'éclipser à la salle de bain, histoire de louper quelques minutes de ce chef d'oeuvre. Ce soir ça fera d'une pierre deux coups. On sera ensemble pour mon plus grand plaisir et elle regardera un film qu'elle devra voir. Je pense que je ne peux pas rêver de mieux avec elle… pour une première soirée car bien sûr que je rêve à beaucoup plus… Mais je m'écarte du sujet principal.

Elle prend ses affaires après que je lui ai proposé de prendre ma voiture. C'est mon côté flemmard qui ressort, après cette journée je n'ai pas trop envie de marcher jusqu'au cinéma. Et peut-être que c'est le petit cocon d'une voiture qui m'attire, l'avoir près de moi. Car, on a beau avoir la plus grosse voiture du monde, on est toujours plus proche qu'autour d'une table. Amusé, je lui présente ma voiture comme son carrosse pour la soirée. Je dois avouer que je ne sais pas pourquoi je lui dis ça, car c'est ma façon d'être certes, toujours un mot rigolo pour enlever la tension de l'atmosphère. Puis, même si je la connais pas vraiment, j'en suis sûr qu'en lisant son Roméo et Juliette, elle doit rêver à un carrosse de temps en temps. Ce n'est qu'un début de ce dont je peux lui offrir. On monte en voiture et je commence à rouler jusqu'au cinéma. Je ne roule pas vite, aimant notre proximité même si j'ai l'impression que mes mains deviennent moites au fur et à mesure des minutes qui passent. Pourtant, sa voix me fait me calmer, elle a l'air si détendue de son côté. Quand elle me parle, je tourne la tête et je tombe nez à nez, ou plutôt yeux à yeux avec elle. Je lui souris nerveusement et je détourne le regard vers la route, espérant de ne pas être rouge telle une tomate provençale. « Euh… Oui, je crois. » Tout en conduisant, j'attrape le papier qu'elle m'a donné tout à l'heure, que j'avais mis dans ma poche. Pour ne pas perturbé ma conduite, je lui tend le papier pour qu'elle regarde l'heure précise de la séance. De tout façon, je suis partis du principe qu'il est dans pas mal de temps alors je roule doucement.  



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   JE SAIS PAS  Détourner des rivières, porter des poids, traverser des mers, je saurais faire. J'sais prendre un coup, le rendre aussi, river des clous, ça j'ai appris. Je sais les hivers, je sais le froid, mais la vie sans toi, je sais pas. Je savais le silence depuis longtemps. ▬ anesidora
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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Dim 24 Sep - 12:22


won't go home
Mickey & juliet


Je ne savais pas ce que je devais penser. Non pour être tout à fait honnête je ne savais pas ce que je pouvais penser, ce que j’avais le droit de ressentir. J’étais mariée, oui il y avait cet anneau qui me le rappelait toujours bel et bien à mon doigt. Mais en même temps Tom avait été une telle déception que je me demandais presque si ces dix années n’avaient pas été du vent. C’était étrange de se dire ça. Et en fait … j’étais perdue, bien plus perdue que je n’acceptais de le reconnaitre. Je ne pouvais pas dire que je n’avais pas aimé cet homme. Et pourtant, je ne pouvais pas dire que je l’aimais encore réellement maintenant. Jamais je n’aurais imaginé qu’il puisse lever la main sur moi. Me bousculer ou m’insulter. Je savais bien qu’il n’avait pas que des qualités, bien sûr, j’étais réaliste, mais je ne pensais pas qu’il possèderait un jour CE défaut là. Je ne l’avais clairement pas vu venir. Est ce que je devais me sentir coupable de me dire que je ne ressentais plus la même chose. Je pourrais peut être essayer. Le comprendre? Comprendre pourquoi il faisait ça? Non, c’était je crois surtout bien de la déception, parce que je pensais qu’on était dans une relation où, avant de péter les plombs, il m’en parlerait avant de me faire porter le chapeau de quelle que soit la raison de son énervement. Alors oui, je savais bien qu’en ce moment même il était à la maison probablement en bonne compagnie -et je pensais bien à une bouteille, non je ne le voyais pas infidèle en plus … si seulement je savais … - et moi, hé bien moi je ne voulais pas rentrer à la maison. Je me sentais coupable dans un sens de rechercher la compagnie de Mickey. Mais … c’était différent. Mickey ne me jugeait pas. Il semblait toujours heureux de me voir. Et moi je m’étais attachée à lui. Pas volontairement. Ou peut être. Il était toujours agréable, souriant et avait toujours un mot gentil. Je me connaissais assez bien pour réaliser que je tombais amoureuse de mon collègue. Mais je me connaissais aussi assez bien pour savoir que cela me faisait bizarre de tomber amoureuse d’un de mes collègues. Parce qu’une romance sur son lieu de travail, ça peut apporter plein de soucis, et de problèmes. Je n’étais pas de celles qui pensaient toujours au mauvais et qui était pessimiste, mais admettons que … ça ne marche pas … ça peut tout à fait pourrir l’ambiance. enfin … là Juliet c’est en admettant que … lui aussi est intéressé par toi, et tu sais très bien que y’a aucune raison que ça soit le cas. Tu veux juste te rassurer, savoir qu’à ton âge tu peux encore plaire, et encore tomber amoureuse de quelqu’un. Non vraiment, je ne vois pas ce qui pourrait lui plaire en moi. Je ne suis que la prof un peu geek un peu renfermée sur elle même. Plongée dans des livres et pas sportive pour un sou. Non vraiment … je dois arrêter ça avant de me faire du mal …

Il m’inspirait toujours c’était hallucinant, oui j’avais déjà songé à enseigner quelques fois dehors, et je pensais que ça pourrait être une bonne idée et une bonne solution pour que les élèves soient plus intéressés et motivés. Mais est ce que pour autant ça serait possible, voire réalisable. Il me disait qu’il ne pensait pas. Mais … maintenant que j’avais eu l’idée, je ne voulais pas en démordre. Oh que non. Je trouvais que c’était une idée qui valait son pesant d’or et j’allais bien essayer de tout faire pour la mettre en oeuvre. Je n’aimais pas que l’on me dicte ma conduite. Et c’était aussi probablement pourquoi en réalité je me détachais de plus en plus de Tom, je n’aimais pas être dominée. Je n’aimais pas être forcée. Je ne refusais pas une discussion tant qu’elle était constructive, mais forcer quelqu’un non … je n’aimais pas. Heureusement que dans le corps professoral j’avais quelques alliés qui pourraient être d’accord avec moi, peut être pourrais-je leur en parler. LA prof de philo notamment. Elle et moi on s’entendait plutôt bien. Mais je pense que tout le monde la voit comme une personne de très perchée. Ce qui … est le cas dans un sens oui. Mais quand on la connait … on comprends mieux.

J’aime ces moments avec lui parce que j’ai vraiment l’impression de pouvoir être moi même. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire. Je ne suis pas une personne qui est fausse ou hypocrite, mais on est toujours plus ou moins réservé, enfin en tout cas moi, la plupart du temps. Alors qu’avec lui, je n’ai même pas à faire attention à ce que je dis. Enfin ça pourrait être un point négatif ça tout compte fait. Mais ça veut bien dire à quel point il me met en confiance et au quel je suis à l’aise avec lui. Je m’en rend compte parfois … parfois. Et je m’en excuse en rougissant tout de suite car je ne veux pas qu’il me considère comme un moulin à paroles. Pourtant … quand je suis passionnée et intéressée, c’est bel et bien ce que je suis.

Réaliser ses rêves, c’était une utopie à mon âge. Pas que je sois vieille, ou alors peut être que je ne suis pas aussi courageuse que ça. Mais … oui il y a quelque chose de rassurant dans le fait de me dire que ce n’était que des rêves de toutes manières. Que … j’aimais mon boulot actuel. Ce qui me plait d’ailleurs. Est ce que je pourrais encore maintenant être actrice? Non j’étais trop âgée. Il y avait plein de personne bien plus intéressantes qu’une pauvre professeure de littérature. Et je m’étais fait à l’idée. C’était pas dérangeant, ça restait un bon souvenir même les quelques castings que j’avais essayé de faire. Les déménagements incessants n’avaient pas aidés. Et je crois aussi que l’idée ne plaisait pas à maman. Bref … c’était bien plus facile ma vie actuelle. « Il y a vraiment des petites filles qui veulent devenir fleuristes ? Genre c'est vraiment un rêve ? » je me mis à rire. « Oh oui, il y en a pas mal ! » dis-je en hochant de la tête. Oui c’était un rêve assez courant dans mon souvenir en tout cas. « En tout cas quand on en discutait avec les copines, y’en avait pas mal qui voulaient devenir fleuristes! » admettais-je en riant toujours. Je me demandais à quoi pouvait rêver sa petite fille, et j’étais sûre qu’il pensait à elle à ce moment précis car ça se voyait sur son visage, il avait ce regard illuminé que l’on ne voyait que sur les yeux des pères qui pensent à leur enfant.
« Comme tu veux, tu sais où me trouver. » je hochais de la tête. J’allais y réfléchir. Mais ouais quelques petits cours d’étirements avec lui pourraient être une bonne idée. Au moins il s’y connaissait. Et puis ça voudrait dire passer un peu plus de temps avec lui, alors … ça ne pouvait être que bénéfique. J’aimais ces moments avec lui, ils me relaxaient toujours.

« Plus tard je ne pense pas. » je souris. « Bon alors c’est bien de tester ça maintenant! » dis-je amusée et à la fois contente de pouvoir lui faire découvrir une chose qu’il me connaissait pas. J’étais plutôt fière de moi sur ce coup là. Et j’avais aussi du coup l’envie que tout se passe bien qu’il ne regrette pas son choix par le futur, qu’il ne se des pas « ah bah merde j’aurai pas du y aller, j’aurais mieux fait de rentrer à la maison avec ma petite fille! » Je me mettait la barre haute, mais je voulais que tout soit parfait. En fait je voulais qu’il ressente la séance nocturne comme moi je l’aimais. J’aimais tellement me retrouver dans le noir, la nuit, a voir un bon film, sans trop de monde autour, de profiter, de savourer ce moment de solitude. Ou pas puisqu’en l’occurence on serait deux. Mais c’ était un moment à partager avec une personne qui le mérite. Je ne l’aurais pas proposé à tout le monde. Je n’aurais pas aimé l’invasion de mon petit monde, mon petit moment de paix par n’importe qui. Alors oui, je voulais qu’il comprenne ce que ça voulait dire pour moi ces séances nocturnes … sachant qu’il y a un paramètre qu’il ne pourra pas comprendre, et c’est le fait que je ne veuille pas rentrer chez moi retrouver mon mari violent …

Le film avait été choisi et nous nous dirigions du coup vers la sortie, c’était étrange, j’avais quelque part l’impression de tromper Tom … alors que … non mais émotionnellement c’était pas pareil. Émotionnellement Mickey était important pour moi, il avait pris une place importante. J’essayais de ne pas penser à ça, et entrais dans la voiture. Est ce que j’avais raison ? De lui avoir proposé. Je me faisais des films sans même être au cinéma là … je rêvais en trois dimension? Et tu attends quoi à la fin, un baiser de cinéma? Juliet mets toi un peu de plomb dans la cervelle que diable !
Je prend le soin de préparer le terrain, de ne pas donner de munitions à Tom pour demain, ou … plus tard s’il décide de reparler de ce soir. Amber est au courant. Que je vais au cinéma, pas que c’est accompagnée. « Euh… Oui, je crois. » une demie heure. Je prend le papier qu’il me tend « Oui c’est bien ça. » dis-je en hochant positivement de la tête après avoir vérifié l’horaire. On avait le temps. Je croisais mes mains l’une sur l’autre, sur le papier, et jouais doucement avec mes doigts. J’étais un peu nerveuse. Il ne m’avait jamais rendue nerveuse avant, c’était peut être la proximité, ou le fait qu’on aille ensemble au cinéma je ne savais pas … je me sentais comme une adolescente. Je pourrais presque jurer que j’avais régressé et que j’avais à présent dix-sept ans car … oui je me sentais comme au premier rendez-vous avec un garçon qui te plait vraiment … vraiment!

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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Lun 25 Sep - 14:28

won't go home | Juliet & Mickey
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Je me rappelle exactement de la première où je l'ai vu. J'étais stressé comme je ne l'avais jamais été. Je n'étais pas sûr de moi. Je suis plutôt sociable, à aller vers les gens mais là, j'arrivais dans un nouvel univers, celui dont on m'a parlé pendant de longues années d'études. J'allais rencontré mes collègues. Je me rappelle m'être fait beau, bien habillé alors que eux, ils étaient venu en habits de tous les jours, comme si ce n'était qu'une réunion entre vieilles connaissances. Moi, je voulais me faire bien voir, ne pas arriver en jogging comme si je voulais cacher mon futur rôle dans cet établissement. Au début, j'ai dit bonjour à un peu tout le monde. J'étais complètement perdu. Même si je connaissais l'établissement car je l'ai fréquenter dans mon adolescence, les professeurs avaient changé et ça faisait pas mal de changement pour moi. On m'a invité à m'asseoir dans une salle de classe, il y avait déjà du monde. J'ai pris une chaise vide, espérant ne pas prendre la place de quelqu'un. Elle était là, assise en face de moi, un peu en décalé. Tout de suite je l'ai vu en m'asseyant. Tout de suite je suis tombé sous son charme. J'étais déjà stressé par la situation et un espèce de coup de foudre comme ça n'allait rien n'arranger à mon cas. Je crois que je l'ai fixé pendant toute la réunion. Elle était si belle. Pourtant, j'ai essayé de me concentrer sur les papiers que l'on me donner. Elle a sourit quand on m'a annoncé, elle me regardait quand je me présentais brièvement. Je bafouillais, elle a dû se moquer de moi. J'évitais de la regarder quand je parlais, pensant que ça allait m'aider à dire deux choses cohérentes à la suite. Elle a été mon coup de foudre. J'ai ressenti des choses que je n'avais jamais ressentis auparavant et ça ne s'est pas calmé avec le temps. Me voilà, à faire des tours de lycée pour la voir, comme si je voulais vérifier qu'elle va bien, comme si je pouvais savoir à deux cent mètres d'elle qu'elle va bien. C'est puéril, c'est une attitude d'adolescent mais je ne peux pas m'en empêcher. J'espérais que ce n'était que sur le coup, qu'en faite ça allait passer avec le temps. Pfff, plus le temps passe, plus j'en suis amoureux et j'ai l'impression que je pourrais lutter autant de temps que je le veux, rien ne changera, ça s’amplifiera.

J'ai l'air bête à toujours chercher un contact avec elle, à toujours vouloir la voir. J'ai aussi l'air bête à lui sourire comme le fait un enfant. Je cherche toujours à appuyer ce qu'elle me dit, pour ne pas la décevoir. Mais j'ai aussi envie d'être honnête avec elle.. Je pense qu'elle sait tempérer ses attentes, ses choix mais pour autant, je ne veux pas l'induire en erreur. Autant dire ce que je pense, autant être naturel avec elle, autant être moi. Je veux la séduire, même si je sais qu'elle a un mari, qu'elle doit l'aimer, j'aime me montrer gentil envers elle pour qu'elle me regarde, qu'elle me sourit. Quand elle me sourit, j'ai l'impression de partir de terre, d'être complètement ailleurs où il y a qu'elle et moi. Elle me fait rire à parler tout le temps. Je ne la connais que très peu alors je ne sais pas si elle est le genre de personne à parler tout le temps. Moi, ça ne me dérangerait pas, j'aime bien quand on me parle et je n'aime pas le silence. Les moments de blanc, je trouve ça angoissant et ce n'est pas dans ma nature de les laisser s'éterniser. Même si avec Juliet, c'est un peu différent. J'aime bien me taire pour l'entendre me parler, au moins j'apprends des choses, je sais maintenant qu'elle a un mari, sans ses paroles, je ne l'aurais jamais su, je n'aurais pas fait attention à la rivalité que je vais devoir régler au plus vite. Rivalité ? Je ne sais même pas si je peux dire ça, je ne sais même pas si je fais le poids contre son mari. Elle l'aime forcément, elle est mariée avec lui, il est juste chanceux. Mais en tout cas, ce soir, elle préfère passer du temps avec moi plutôt qu'avec lui. Je sais que c'est totalement faux. Merde Mickey tu as bien entendu, son mari est en déplacement alors il ne l'attends pas. Sinon, elle serait chez eux. Je ne suis rien pour elle, à part un collègue alors que pour moi, elle est tellement plus, plus qu'une simple collègue avec qui je parle de faire des cours dehors pour ses élèves.

Les rêves, j'en ai jamais eu, je n'ai jamais su quoi faire de mon avenir, peut-être qu'une fois j'ai espérer être footballeur mais vu mon niveau en football,j'ai vu arrêter. Le sport j'aime ça, mais j'ai du mal avec les sports collectifs. J'aime les stratégies de jeu mais j'aime être le seul que l'on voit, c'est mon côté narcissique. Elle, en tant qu'actrice, elle aurait été comme moi durant les sports individuel, elle aurait voler la vedette aux autres membres du casting. Qu'est ce qu'elle doit être belle sur une grand écran de télé, acceptant son oscar. Peut-être que j'imagine beaucoup trop haut mais je m'en fiche, j'aimerais qu'elle réalise ses rêves. Vous savez, il y  a des gens comme ça dans la vie, on les regarde et on leur souhaite que le meilleur, on veut qu'ils réalisent leurs rêves. Par exemple, ma fille. Bon, j'avoue c'est ma fille, même si ce n'est pas biologique. On s'en fiche de la biologie, dans ces moments là il n'y a que l'amour qui compte. Et l'amour que je porte pour ma fille est plus fort que tout. Je ne sais pas de quoi rêve ma fille. Il y a un an, elle rêvait d'une famille, de l'amour et ça j'ai réussis à lui offrir. C'est choquant lorsqu'un enfant nous dit qu'il rêve d'avoir une mère ou un père. J'avais toujours eu de la chance avec ma mère mais pas elle. Je suis si content qu'aujourd'hui, il y a un jolie sourire sur son visage, surtout quand elle me voit rentrer, quand elle quitte les bras de ma mère pour retrouver les miens. Alors, peut-être un peu bêtement, je lui demande si il y a vraiment des petites filles qui rêvent de devenir fleuriste. Elle m'assure que oui, j'ouvre de grands yeux vers elle avec un large sourire. « Je ne pensais pas que ça attirer autant ce secteur. Le pouvoir des fleurs. » C'est puérile comme réaction, comme si il y avait des gens qui n'avaient pas le droit d'avoir des rêves ridicules. Car hein, les records ce sont des rêves aussi et quand on voit certains record, c'est assez flippant pour des rêves.

Je suis heureux qu'elle me propose de venir avec elle. Elle a l'air de beaucoup aimé ça alors je suis heureux qu'elle me demande de venir voir une partie de son petit monde. Certes ce n'est pas comme si j'allais chez elle, comme si j'avais la permission de découvrir sa chambre à coucher. Ce n'est pas grand chose mais qui sait ? Je découvrirais le genre de personne qu'elle est au cinéma, certes elle peut le genre de personne chiantes qui parlent tout le temps pendant le film ou au contraire, elle peut être celle à fond dans ce qu'elle regarde, que rien ne peut la décrocher de l'écran.

Une fois en voiture, elle me redemande l'heure pour le film, je pense qu'il est dans plusieurs dizaines de minutes alors c'est ce que je lui répond mais je lui donne quand même le papier que j'avais pris, qu'elle avait sortis auparavant pour me laisser choisir. Je ne sais pas si c'est moi ou la réalité mais j'ai l'impression de sentir ses doigts sur les miens quand elle prend le papier. Sûrement que c'est moi qui avait les trois quart du papier dans ma main pour que justement, elle touche ma main. On n'a pas souvent de contact physiquement et rien que ça me met dans tous mes états, même si c'était voulu. Je tourne la tête instinctivement vers la route, comme si j'allais perdre le contrôle de la voiture comme je perds le contrôle de mon esprit. Je ne fais pas vraiment attention à ce qu'elle fait, je vois juste ses doigts jouaient entre eux, comme de la nervosité. Je dois avouer que si je ne conduisais pas, j'aurais envie de faire pareil. Mais c'est signe de silence et comme je l'ai dit, je n'aime pas le silence. « Tu... Tu fais souvent des sorties nocturnes comme ça ? » Je veux la connaître plus. Même si elle m'a dit qu'elle aimait les séances nocturnes, je veux savoir si c'est souvent, si elle sort le soir pour autre chose.


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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Lun 2 Oct - 23:22


won't go home
Mickey & juliet


Les choses étaient étranges dans la vie. Je ne savais pas vraiment où je devais me positionner ni même ce que je devais penser en réalité. J’avais jamais pensé être une de ces personnes qui allait devoir divorcer. Non je l’avoue bien, je n’ai jamais pensé que ça serait pour moi. Cela ne veut pas dire que je suis contre le divorce, ou autre, des gens qui ne s’aiment plus doivent pouvoir avoir le droit de divorcer. Mais pour le coup j’avais une vision plutôt idyllique de l’amour et du couple. Je ne me voyais pas devoir me séparer de mon époux. Et pourtant … vu l’état des choses, je ne vois pas comment est ce que ça pourrait bien être différent. Je ne suis pas non plus une personne qui supporte la violence faite aux femmes. Oui on peut arrêter d’aimer quelqu’un comme ça. Pas sans raison, mais d’un coup. Coup … le mot est bien choisi. Parce que oui, je ne me l’expliquais pas, mais dès la première fois qu’il a levé la main sur moi, j’ai cessé de l’aimer. j’ai cessé de le voir comme un homme parfait, comme l’homme avec lequel je souhaitais passer le restant de ma vie. Tom Dunhill était un homme parfait aux yeux de tous. Et c’était ben pour ça que c’était difficile de l’imaginer pouvoir malmener une femme. Et pourtant … alors peut être que c’était pour ça que j’avais aussi simplement réussi à tomber sous le charme de Mickey. Il y avait quelque chose de pur et d’innocent en lui. Et il y avait cette fraicheur qui me faisait du bien. On dit qu’on cherche tout ce que l’on a pas, et oui, au jour d’aujourd’hui, je n’ai pas la tendresse, les étoiles dans les yeux quand il me voit, et le sentiment d’être intéressante quoi que je dise. Est ce que c’est ma crise de la … trentaine … mi trentaine, jeune quarantaine? Aucune idée, mais tout ce que je savais c’était que Mickey me plaisait, et que c’était mon petit plaisir coupable de l’observer et puis de me retrouver en sa présence. Je me sentais coupable oui, et en même temps, cela me faisait du bien. C’était bien pour ça que je ne savais pas trop où ni comment me positionner en ce moment. Il prenait beaucoup plus d’importance au fil des jours dans ma tête, et … j’avais parfois peur de me demander où ça pourrait me mener, parce qu’il est plus que clair que tout cela, tout ce « fantasme » n’était qu’à sens unique. Je n’étais pas du tout le genre de femme qui l’intéressait et j’en étais persuadée. De plus j’étais plus âgée que lui, et … mariée. Je me sentais toujours mal d’avoir mon alliance quand je suis avec lui.

Alors je ne me rendais pas compte des signes qui pourraient pourtant, si j’avais été aux aguets de son comportement, ou changement de comportement plutôt, me laisser comprendre qu’il était pourtant pas insensible à moi. Parce que j’étais de toutes manières tellement persuadée que ce n’était pas possible et que je ne faisais que me faire des films. Pourtant, j’étais professeur de littérature, j’étais sensée … déchiffrer les choses, les interpréter, c’est fou comme on ne peut pas le faire quand on les a sous son nez. Et peut être aussi que de son côté il pourrait remarquer que je me comporte comme une ado prise en faute à me retrouver les joues aussi rouges qu’une tomate dès qu’il était dans les parages. Mais non, il semblait que ni lui ni moi n’étions en phase avec ce que l’un et l’autre ressentions, et surtout qu’on ne se rendait pas compte qu’il y avait de la réciprocité. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, pas vrai?

Parler avec lui était tellement agréable que moi qui n’était pas pourtant un moulin à parole en temps normal je me retrouvais souvent à parler sans pouvoir m’arrêter. C’était un étrange pouvoir qu’il avait, il me détendait, et me mettait à l’aise juste assez pour que je puisse être moi même. Mais dès que je m’en rendais compte, mon teint virait au cramoisi immédiatement. On parlait des rêves, d ce que l’on aimerait accomplir, et je lui révélais une chose qu’il semblait ignorer : oui les filles pouvaient avoir des rêves de devenir fleuriste au même titre que devenir princesse ou reine de la pop! Je n’en étais pas, mais cela aurait pu arriver, j’avais toujours aimé les fleurs. « Je ne pensais pas que ça attirer autant ce secteur. Le pouvoir des fleurs. » je me mis à rire franchement à sa remarque, c’était vrai que dit comme ça ça semblait idiot, en fait. « Hé bien il en faut pour tous les gouts je dirai » finis-je par dire un large sourire aux lèvres. Mai sil y avait pire comme rêve de petite fille.

C’était con à dire mais maintenant qu’il était avec moi, je n’avais pas envie qu’il parte. C’était égoïste de ma part, sachant qu’il avait une petite fille qui devait attendre avec impatience le retour de son papa chéri à la maison. Mais … je me disais que pour le moment il était avec moi. Je n’avais pas envie d’être seule quand il était là. Alors que quand j’étais en salle des professeurs avec d’autres, je ne cherchais pas nécessairement le contact même si ça ne me dérangeait pas. J’avais des périodes solitaires et des périodes « sociables » si on pouvait dire ça comme ça. mais en l’occurrence je pense pas que ça soit tant de la sociabilité que surtout de l’attirance pour ce beau garçon. Je rougissais légèrement mais réussis -du moins je le pensais- à me cacher. Quelque part, j’avais aussi envie de lui faire découvrir quelque chose. Non seulement il fallait absolument profiter d’une séance nocturne, c’était une chose importante à vivre et a expérimenter! Mais en l’occurence, j’étais heureuse qu’il le découvre avec moi. Et quelque part, j’espérais qu’il aimerait ça. C’tait con hein mais il en allait de mon honneur. Je le suivais donc dans sa voiture, un petit peu préoccupée par Tom tout de même. Je me sentais atrocement coupable, et en même temps quelque chose me disait que si les rôles avaient été renversés … Tom était bien du tempérament faire du rentre dedans. Chose que je ne serai pas capable de faire. Comme on le constate tout à fait. Quelque part, est ce que j’essayais de me rassurer en me disant que Tom lui, pourrait me tromper? Est ce que c’était normal que je me sente coupable, mais aussi que … cela me procure un peu de plaisir aussi. L’attrait de l’interdit? Aucune idée vraiment, tout ce que je savais c’était que j’tais avec Mickey et que je me sentais bien. « Tu... Tu fais souvent des sorties nocturnes comme ça ? » je tournais la tête vers lui. « Oui pas mal » dis-je « Je suis souvent seule alors … » dis-je manquant de laisser échapper un juron réalisant que j’avais presque trahi qu’entre Tom et moi ça n’allait plus. « enfin je veux dire … » je baissais les yeux puis dis piteusement en me triturant les doigts. « Hm … ça ne se passe plus très bien avec mon mari » avouais-je. Et en même temps que les mots passaient mes lèvres, je sentais un gros poids se libérer de mes épaules et mon estomac.

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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Dim 8 Oct - 17:39

won't go home | Juliet & Mickey
EXORDIUM.


Même si je n'ai personne qui m'attend à la maison, je me sens coupable de rester avec elle. C'est complètement bête de penser ça car même si je rentre j'irais dormir, fatigué de ma journée mais surtout car je n'ai rien à faire. Vu l'heure, ma fille ne va pas tarder à aller dormir. Peut-être que c'est pour elle que je me sens coupable de ne pas rentrer. Ma mère m'avait déjà fait la réflexion de rentrer tout de suite après mon travail pour que je sois avec ma fille. Mais même avec nos un ans de vie commune, elle reste parfois distante et moi je ne veux pas m'imposer. Elle me fait déjà confiance, je pense que c'est le plus beau cadeau qu'elle pouvait me faire. Parfois, j'ai du mal à trouver les mots pour la réconforter. Ma mère les avait pour moi quand je n'allais pas bien mais moi je ne les ai pas. Ca viendra avec le temps, c'est tout ce que je peux me dire pour aller mieux. Certes on est proche mais il y a des fois où elle aime être seule. Elle a dû vivre seule de nombreuses heures pour une si petite fille, je ne peux pas débarquer, être collant. Je pense que je le suis déjà. Puis, je la sais en sécurité. Je sais qu'elle n'est pas avec n'importe qui, elle est avec ma mère. Ma mère ne serait pas là, bien sûr que je ne prendrais pas mon temps pour rester quelques minutes de plus avec Juliet. Au pire, je pourrais avoir un appel de ma mère pour que je dise bonne nuit à Lola pour qu'elle passe une bonne nuit. J'aime vraiment cette petite, il y a eu quelque chose entre nous. Même si je prend le temps d'être là, au moindre problème j'abandonnerais Juliet pour retrouver Lola. Est-ce méchant ? Non, je ne pense pas, peut-être qu'elle me comprendra Juliet. C'est vrai que depuis que je me suis rendu compte que je l'aime, ma collègue, j'ai du mal à trouver ma place, j'ai tout le temps envie d'être avec elle mais j'ai envie d'être aussi chez moi et ce serait indécent de lui proposer de venir chez moi, je ne sais pas pourquoi mais c'est ma façon de voir les choses. Ce qui est bête -une nouvelle fois- car je meurs d'envie qu'elle me découvre comme moi je peux la découvrir quand elle me parle. J'ai plus tendance à la laisser parler que de parler.

J'ai toujours eu du mal à parler de moi, je n'aime pas vraiment ça. Ca vient de mon enfance. Je me rappelle avoir dit un secret à un ami et le lendemain toute l'école était au courant. Bien sûr, ce n'était pas un aveu de meurtre ou quelque chose comme ça mais j'ai compris que si lui l'avait dit, il aurait pu dire ce que j'ai de plus grave à lui dire. C'est pour ça qu'après je me suis tus. Peut-être bizarre mais quand je finissais plus tôt à l'école, je ne le disais pas à ma mère. Je lui mentais, lui disant que je finissais à dix-sept heures tous les soirs, elle trouvait ça bizarre mais me faisait confiance, j'ai abusé de sa confiance, elle ne l'a jamais su mais si un jour ça tombe dans son oreille, je m'en prendrais une, je le sais. Donc, quand je finissais plus tôt, je ne restais pas avec mes amis, eux allaient jouer au football derrière le gymnase de la ville, non moi je partais en forêt ou dans un champ, ça dépendais de mon envie, du temps qu'il faisait. Je m'asseyais et je parlais, sans relâche, je disais tout ce que j'avais sur le coeur. Personne ne m'a jamais entendu car je ne voulais pas qu'on sache. Mais quand je partirais d'où j'étais, mon coeur était moins lourd. Je posais des questions, la solitude ne me permettait pas d'y répondre mais elle flottait dans l'air, je ne la gardais pas pour moi, pas pour mon esprit qui pouvait y penser tout le temps. Je ne peux pas dire que j'étais solitaire, j'ai toujours aimé être entouré, mais j'aimais aussi ces moments où je pouvais parler sans que l'on me coupe. J'étais loin de la maison car dans notre appartement, j'avais toujours peur de parler trop fort, que ma mère m'entende. Souvent, je parlais de mon père, je me demandais quel homme il est, quelle éducation il a reçut pour avoir laissé ma mère à l'annonce de la grossesse. Elle ne m'avait pas caché la vérité, comme si elle voulait que je le haïsse comme elle le faisait.

Je suis bien amoureux d'elle, quand je suis en sa compagnie je ressens des choses que je n'ai jamais ressentis. Encore une fois, je ne veux pas en parler, peut-être que je devrais le dire à ma mère mais j'ai peur de l'avoir toujours sur mon dos. Et est-ce qu'elle accepterait que je sois amoureux d'une femme plus vieille ? On ne choisit pas de qui on tombe amoureux et pour moi il a fallut que ce soit d'une femme déjà mariée. Elle me parle beaucoup mais elle n'a jamais fait mention d'un quelconque enfant, je me demande donc si elle en a. Je la vois très bien être mère, elle doit être du même genre que la mienne, du style à pouvoir toujours tout faire pour son enfant. Mais en vrai, je ne sais rien de sa situation familiale. Je viens seulement d'apprendre qu'elle est mariée, ma plus grosse déception de la soirée. Pourtant, je vais continuer de lui parler, sûrement continuer à tomber amoureux d'elle. Si je ne l'oublie pas, si je ne passe pas à autre chose, je serais bien embêter mais j'essaierais de l'avoir. Si je pense que c'est elle, alors il faudra que je lui dise, je ne pourrais pas passer à côté d'une femme comme Juliet. Peut-être que je me prendrais le plus gros râteau de ma vie, que je ne m'en remettrais pas avant quelques années mais au moins je serais fixé. Je les vois ses joues rougir quand elle me regarde. Je ne sais pas si c'est parce qu'elle est nerveuse, car elle m'aime bien ou autre. Je pencherais pour le faire qu'elle m'aime bien même si je sais pertinemment que je dois être qu'un gamin pour elle. Pourquoi elle s'intéresserait à moi ? J'en sais rien et ça m'énerve. Je voudrais que tout soit plus simple, qu'elle ne soit pas mariée, que je n'ai pas à avoir de retenu envers elle. Non, là, il faut juste que j'accepte qu'elle est mariée.

J'aime beaucoup trop de choses chez elle en commençant par son sourire et depuis quelques temps, son rire. Vous savez, il y a des gens que l'on aimerait toujours voir heureux, elle mérite tellement d'être heureuse et moi je serais capable de la rendre dans cet état. Merde, je deviens vraiment amoureux alors que je ne devrais pas. Ce que j'aime le plus, c'est quand c'est moi qui la fait rire, j'aime déclenché cette réaction chez elle, même quand je ne le fais pas exprès. « Je suis bien d'accord, tant mieux comme ça on a de belles fleurs à offrir » Dis comme ça on dirait que j'ai une copine, qu'en rentrant du travail tous les vendredis je lui offre un bouquet. Non, au pire je peux en offrir un de temps en temps à ma mère mais c'est tout. Oui c'est tout car c'est son mari à elle qui lui offre des fleurs. Connait-il ses fleurs préférés ? Moi non plus mais c'est normal non ? Pas pour lui. Est-ce qu'il lui offre des fleurs aussi souvent qu'elle l'aimerait ? Si non, moi je serais capable de savoir quand elle en voudrait, je sais que je suis capable d'être bien pour elle.

Sûrement que j'aurais dû rentrer chez moi pour ce soir car après ma journée de travail je suis fatigué mais non, j'aime être près d'elle. J'aime le fait que l'on va passer une soirée ensemble, qu'elle me montre un peu ce qu'elle fait tard la nuit quand elle est seule. Bien sûr, j'aurais préféré entendre une autre réponse. En fait, je suis divisé. Ca ne m'enchante pas qu'il la laisse seule le soir. Ben quoi regardez la ! Comment on fait pour la laisser seule ? Moi, je profiterais chaque seconde de la chance que j'aurais à être avec elle. Mais d'un côté je suis content. C'est méchant ? J'en sais rien, j'essaie de me donner des espoirs pour que l'amour que je porte pour elle ne soit pas vain. « Je suis désolé. » Je ne trouve rien de mieux que ça à lui dire. C'est vrai, qu'est-ce que je suis censé faire ? Elle doit être malheureuse d'être seule, de ne plus être comme avant avec son mari. Mais pour moi, c'est comme une porte qui s'ouvre, une chance en plus. Même si je roule doucement, on arrive au cinéma. Je me gare. Après avoir coupé le moteur, je me tourne vers elle. « Si tu as besoin de parler, je suis là, n'hésite pas. Je ne te jugerais pas. Et ça ne me dérange pas. » En fait, si ça me dérange qu'elle me parle de lui, je ne veux pas le connaître, cet homme qui ne la mérite pas. Mais peut-être que ce sera bénéfique pour moi d'entendre les choses qu'il fait mal pour que moi, je puisse bien les faire.


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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Dim 15 Oct - 17:52


won't go home
Mickey & juliet


Le temps semblait être mis sur pause dès que j’étais avec lui, c’était con et était bien une preuve de plus que j’étais totalement en train de tomber amoureuse de lui. Irrémédiablement. Je me sentais toute chose, je me sentais bien et heureuse. Oui un peu ce sentiment très idiot, comme si je pouvais rester à le regarder ou l’écouter parler, la bouche ouverte, ayant l’air d’une imbécile heureuse. Le pire étant que je ne pouvais pas m’en empêcher. Et je n’avais osé en parler encore à personne. Pas à Clay ou même a Amber ou Tuppy. Je ne savais pas comment aborder le sujet. Et puis j’appréciais que ça soit mon petit secret à moi, rien qu’à moi. Un petit jardin secret. Mais ça me pesait aussi parfois, parce que … je me disais aussi que je me faisais des films. Peut être que pouvoir en parler avec quelqu’un me permettrait de rationaliser les choses, de concevoir si c’était vrai ou pas, si c’était plausible. Et puis … merde je suis mariée est c que c’est normal que je me sente attirée par le prof de sport qui est plus jeune que moi? Est ce que je serai une courra refoulée? Tuppy se foutrait royalement de ma gueule, Amber elle, ,,poserait le pour et le contre. Clay, je n’en savais rien … peut être serait il jaloux de ne plus être le « seul » homme de ma vie au lycée. Et pourtant je me sentais tellement bien avec Mickey que je ne savais pas quoi faire d’autre. Et la perspective là de le faire entrer un peu dans ma bulle, me réjouissais. J’avais envie qu’il apprenne à me connaitre. C’était égoïste peut être? Je n’en étais pas certaine. Peut être bien oui. Je prenais son temps, je l’accaparais alors qu’il pourrait être ailleurs à faire des choses bien plus intéressantes que m’écouter déblatérer sur mes anciens rêves mes idéaux de cours et autres futilités.

Je me sentais à l’aise avec lui et j’avais l’impression de pouvoir être moi même. Pas qu’en général je sois spécialement réservée, mais je n’étais pas non plus le genre de personne à se mettre en avant ou tout faire pour que l’on parle d’elle. Non. Mais avait cette capacité à me mettre en confiance que je n’avais pas besoin de me cacher et de « jouer un rôle » quand j’étais avec lui. J’étais simplement Juliet Scotfiled avec lui. Pas « Miss Scotfield » ou « la professeure de littérature ». Et ça faisait du bien. Peut être aussi que c’était un peu dangereux, parce que du coup j’avais l’impression que je disais tout ce qui me passait par la tête, et que peut être ça pourrait me retomber dessus un jour ou l’autre … mais je n’y pouvais vraiment rien. Comme on dit, on ne contrôle pas son coeur. Si on le pouvait, j’aime autant vous dire qu’on le saurait depuis longtemps. C’était étrange quand j’y repensait parce que justement la seule autre personne avec qui j’avais ressenti ce sentiment étais la personne que je cherchais à fuir aujoud’hui. Tom avait tout de suite réussi à me calmer, à me canaliser et me détendre. Etais-ce pour ça que je trouvais Mickey à mon gout? Parce qu’il me faisait penser à ce que j’avais eu de mon époux mais qui n’était plus là? Non il n’avait rien à voir avec Mickey Tom. Il ne ferait jamais de mal à une femme. Il ne lèverait jamais la main sur une femme. Tom ne voulait pas d’enfants, et Mickey était père. Je devais me sortir ça de la tête. Mickey était Mickey, et Tom était Tom. Et j’aimais Mickey pour justement ce qui faisait qu’il n’était pas Tom. C’tait clair, c’était dit. Oui je l’aimais. J’aimais Mickey et … je me sentais tellement idiote de ressentir ça. Je fermais les yeux quelques instant pour essayer de me recentrer et éviter de partir dans des considérations internes et psychologiques trop poussées … j’étais pas seule …

« Je suis bien d'accord, tant mieux comme ça on a de belles fleurs à offrir » un grand sourire se forma sur mon visage et je hochais de la tête. « C’est toujours agréable les fleurs. » dis-je positivement. Oui j’adorais les fleurs. Je les trouvais tellement belles, Même les petites que l’on trouve en bordure de chemin, ou les petits coquelicots rouges qui parsèment les champs. Pas besoin d’être une « belle » fleur pour être appréciée. Je préférais d’ailleurs la flore sauvage. Peut être parce qu’elle était plus comme moi. Insoumise et indomptée. Il fut un temps ou Tom me rapportait beaucoup de fleurs. « Sauf si c’est pour se faire pardonner de quelque chose » dis-je un arrière gout amer en bouche. Oui car j’avais découvert qu’il m’en offrait dès que ça tombait sur … un week end entre copains ou je n’étais pas convié, ou bien après une dispute … peut être même m’avoir trompé bien que ça … il ne l’ait jamais avoué. « Quand c’est innocent, pour la beauté du geste, pour le plaisir d’offrir, ça se sent tout de suite et c’est toujours mieux. »

J’avais emmené le sujet sur Tom. Je voulais inconsciemment qu’il sache ou j’en étais dans mon mariage. Etais-ce pour lui laisser la porte ouverte. Pour voir ce que lui, il en pensait. Pour savoir aussi si je me faisais des idées ou pas. Je ne savais pas trop précisément, peut être un petit peu de tout. Mais je pense que oui, je lui laissais aussi une occasion à saisir s’il le voulait. Je faisais … un pas vers lui. Même s’il n’était pas si grand que ça. « Je suis désolé. » je souris faiblement. « Ne sois pas désolé, tu n’y peut rien toi. » dis-je avant de rire un peu et de hausser les épaules. C’était vrai, il n’y pouvait rien. Ce n’était pas à lui d’être désolé. Il finit par se garer car nous étions arrivés mais nous ne sortions pas tout de suite. L’air était tendu. « Si tu as besoin de parler, je suis là, n'hésite pas. Je ne te jugerais pas. Et ça ne me dérange pas. » je posais mes yeux dans les siens m’y noyant presque. Est ce que c’était réel. C’était trop irréel, ça me semblait impossible. Est ce que j’avais raison de m’attacher à lui, est ce que … je me posais trop de question. Instinctivement je posais ma main sur la sienne. Sans réfléchir, sans même penser à ce que je faisais. « Je ne veux pas t’ennuyer avec mes histoires. » dis-je doucement détournant un peu le regard. J’avais tout de même peur qu’il juge, pas moi forcément, mais … la situation, et Tom. Pas qu’il ne le mérite pas. J’avais peur de mettre des mots que ce qui se passait entre les quatre murs de ma maison. « Ce n’est ni très drôle, ni très intéressant. » dis-je en reprenant ma main gênée.

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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Dim 29 Oct - 11:02

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Je ne veux pas m'imposer pour elle aussi. Je ne veux pas briser son mariage ou quel que chose comme ça mais ce que je ressens en moi est différent de ce que j'ai pu ressentir auparavant. En même temps d'avoir l'impression de me faire des films, de me dire que ça ne pourra jamais marcher entre elle et moi, j'ai l'impression que si je la laisse passer je le regretterais jusqu'à la fin de mes jours. N'ayant jamais compris ce qu'est l'amour, je me demande si je ne suis pas tomber amoureux d'elle. Je ne regrette en aucun cas, j'aurais juste préféré qu'elle soit célibataire. Pour l'âge, je m'en fiche complètement, je me fiche de savoir que le boulanger se demande combien on a de différence d'âge. On ne contrôle pas de qui on tombe amoureux sinon j'aurais choisi quelqu'un d'autre. Pas qu'elle ne soit pas bien pour moi, non, loi de là, mais c'est compliqué comme situation. J'aimerais qu'elle soit à moi alors qu'elle est à quelqu'un d'autre, que c'est lui qui la rend heureuse. Enfin, s'il la rend heureuse, je l'espère de tout cœur. Il y a ce genre de personne à qui on souhaite que le meilleur, je lui souhaite que le meilleur à Juliet.

Même, ça me fait peur. Oui j'ai peur. S'il y a quelque chose entre elle et moi, je ne saurais pas comment être. Enfin. C'est compliqué. Je sais que je ferais tout pour qu'elle aille bien, pour qu'elle soit heureuse de se réveiller le matin mais je n'ai jamais vécu avec quelqu'un, si on ne prend pas en compte ma mère. J'ai toujours été solitaire, ne sortant que très peu de temps avec la même fille car je n'aime pas la routine et je n'aimais pas cette fille par la même occasion. Peut-être qu'avec Juliet ce sera différent, peut-être que mes sentiments pour elle me ferait aimer la routine. Dans l'équation maintenant, il faudrait aussi compter Lola. Et merde, voilà que je pense à un avenir avec elle… Pff, c'est stupide, elle est si inaccessible pour moi. Je ne suis pas son mari, je ne suis qu'un collègue de travail. Bon un collègue avec qui elle parle souvent mais je ne suis rien. Sûrement que je me dis ça pour me rassurer, pour que je ne sois pas trop déçu s'il ne se passe rien. Ce serait mon premier vrai chagrin d'amour si ça se passe comme ça. Je n'ai jamais pleuré pour une fille mais quand elle m'a dit qu'elle était marié, j'avoue avoir voulu pleurer un peu. En quelques secondes, elle a effacé toutes les chances que je pouvais avoir. Cependant, je n'ai pas envie de la laisser de côté, de l'oublier. Je pense que je ne l'oublierais pas, voir jamais. Je n'ai jamais autant aimer regarder et écouter une femme. Je pourrais rester là pendant des heures, en face d'elle. Certes j'aurais l'air bête mais je veux grappiller toujours un peu plus de temps pour qu'elle soit à mes côtés car pendant le temps où elle est avec moi, elle n'est pas avec son mari. Voilà que je commence à être jaloux. Jaloux d'un homme que je ne connais même pas. C'est pathétique non ?

J'aimerais que ce soit moi qui lui offre des fleurs, je me demande si lui le fait, s'il la couvre de cadeaux. Je ne sais pas si c'est le genre de femme à aimer ça, j'aimerais l'apprendre, pour savoir comment faire. Je ne savais pas qu'avec une simple phrase comme la mienne, je pouvais faire apparaître un si jolie sur son visage, juste avec ça, j'ai tout gagné, ce sont des points en plus pour moi. Déjà, elle a l'air d'apprécier les fleurs. J'aime beaucoup ça avant. J'en ai toujours vu dans la maison avec ma mère, elle aimait en mettre sur la table de la salle à manger. C'était souvent que les pétales tombaient sur la table et que je me plaignais. Avec du recul, je sais que j'aurais pas dû me plaindre à l'époque. Aujourd'hui, je met des fleurs aussi sur la table de ma salle à manger, Lola a vu ça chez sa grand-mère et maintenant elle m'oblige à faire pareil. C'est là où je comprend qu'elle commandera souvent cette petite. Enfin, des fleurs, ce n'est rien. Elle attire mon attention quand elle annonce qu'elle ne les aime pas quand c'est pour se faire pardonner de quelque chose. Est-ce qu'elle me tend une perche ? Est-ce qu'il lui a déjà fait du mal alors pour se faire pardonner il lui a offert des fleurs ? Son sourire a disparut et ça me rend triste. Elle a du connaître ça pour pouvoir en parler. « Un homme ne devrait offrir des fleurs qu'avec l'innocence du geste, pas pour se faire pardonner. Il devrait pas à avoir à se faire pardonner. » C'est bête mais c'est comme si moi je lui dit que je n'aurais jamais rien à me faire pardonner. Parce que moi je suis fidèle, parce que moi je l'aime. Oui, je ne me pose même plus la question, c'est sûr que je l'aime et je ne lui ferais jamais de mal. Je ne veux pas qu'elle souffre. Comment on fait souffrir une femme comme elle ?

Elle me met dans une situation compliquée, elle me parle de son mari, pas que en bien, ça se sent quand elle parle de lui mais moi je ne peux rien faire. Je peux juste lui dire que je peux être là pour elle, d'abord pour l'écouter. Je ne peux pas lui avouer que j'aimerais être là pour elle à chaque moment de sa vie. D'un côté, j'ai envie de lui dire que son mari est un moins que rien, qu'il ne la mérite pas mais de quel droit je peux lui dire ça. Je ne le connais pas, elle, je la connais à peine alors je ne peux pas juger son mari. Ce qui est sur, c'est que je l'écouterais, je veux être cette personne extérieure à qui on peut parler sans aucun problème, qui est juste là pour écouter. Je pense que c'est difficile pour elle d'en parler à l'un de ses amis. Non, ça ne me dérange pas de l'écouter, de savoir où je peux gagner des points dans son coeur. Nos regards se croisent et un peu nerveusement, je lui souris. Ses yeux sont tellement beau, combien de fois j'avais rêver m'y perdre dedans comme maintenant. Et sa main sur la sienne. Mon sourire s'élargit, quel adolescent je suis ! Si elle n'avait pas comprit que je ressentais quelque chose pour elle, là, je suis grillé à des centaines de kilomètres.  Elle m'avoue qu'elle ne veut pas m'ennuyer avec ses histoires en détournant le regard, j'aurais aimé le ramener contre le mien, pour lui montrer que oui, je suis là et qu'elle ne m'ennuiera pas mais j'ai peur, peur que ce ne soit pas un geste approprié. Alors, tout ce que je peux faire c'est de prendre sa main dans la mienne avant qu'elle la retire en disant que ce n'est pas intéressant à entendre. « Je ne t'oblige pas à le faire, je veux juste que tu saches que s'il le faut, je suis là. C'est tout » dis-je doucement, pour lui montrer toute ma sincérité. Puis je regarde l'heure qui s'affiche sur mon tableau de bord et la regarde à nouveau. « Tu sais quoi ? On oublie tout ça pour ce soir. Je ne veux pas que tu penses à ça pendant le film. On va passer une bonne soirée, devant un bon film. » et je coupe le contact de ma voiture. Il est temps pour nous d'aller dans le cinéma en espérant qu'il fasse bon.


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   JE SAIS PAS  Détourner des rivières, porter des poids, traverser des mers, je saurais faire. J'sais prendre un coup, le rendre aussi, river des clous, ça j'ai appris. Je sais les hivers, je sais le froid, mais la vie sans toi, je sais pas. Je savais le silence depuis longtemps. ▬ anesidora
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MessageSujet: Re: won't go home| ft. Mickey   Ven 10 Nov - 0:33


won't go home
Mickey & juliet


Je me sentais tellement bien en sa compagnie. C’était fou à quel point juste sa présence pouvait me faire changer à cent pourcent. C’était assez amusant de se dire que c’était lui qui produisait ça, et qu’il y a quelques années c’était Tom qui le faisait. Peut être que je devrais trouver ça pathétique en réalité. Peut être que c’était pathétique en réalité. Et pourtant, je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir bien, et de me sentir heureuse de le voir. Je recherchais ces petits moments, ces petits contacts avec lui. Qu’ils soient simplement visuels, ou bien même verbal ou physique. C’était idiot, et je me sentais idiote. Et pourtant, il me procurait des papillons dans mon ventre, ou même plutôt un feu d’artifice là au creux de mon vide, comme si c’était la fête là dedans parce qu’il était tout à côté de moi. C’était dingue, je me donnais l’impression d’être une adolescente qui découvrait l’amour. Parce que oui, je ne pouvais pas le nier, ça devait bien être de l’amour. C’est pas vraiment le genre de « sentiments » que l’on éprouve pour tous ses collègues professeurs. N’est ce pas? Non quand je le vois, mon souffle se coupe, et mon coeur accélère. Je sens mes joues et mes oreilles rougir et mes paumes deviennent moites. Signes imparables de ce merveilleux et pourtant parfois effrayant sentiment que peut être …. L’AMOUR …

Je ne savais pas pourtant ce que ça pourrait donner. Non, non, je devais me dire que ça ne pourrait jamais rien donner. Il est bien plus jeune. Il a une petite fille. Il est un collègue. Je suis mariée. Oui … je ne pense qu’à Tom en quatrième raison comme quoi ça ne pourrait pas être possible. Ca voulait tout dire, non? Mais … de toutes manières je ne vois pas comment une vieille comme moi pouvait l’intéresser. Il pouvait avoir tellement de filles s’il le voulait, et il devait d’ailleurs avoir toutes les filles qu’il voulait. Qui ne craquerait pas devant ses yeux rieurs, son sourire à tomber, son corps div- oh bon sang, Juliet tu dragues là! … Non non et non dis toi bien qu’il n’y a aucune raison que ça soit réciproque, non il n’est pas amoureux de toi, il est juste gentil et agréable, poli et bien élevé. C’est tout, ne te fais pas des films, tu n’as aucune chance avec lui. Pourquoi te choisirait il TOI et pas une autre, plus jeune et plus belle!?

Et pourtant j’avais quand même envie, et même besoin de l’avoir à mes côtés. Oui j’aurai pu lui faire comprendre que j’étais bien seule, car oui j’étais bien seule. Seulement … quand il était la, j’étais mieux avec lui. C’était con. C’était très con. Mais c’était ce que je ressentait tout au fond de moi. Putain d’amour. Je me sentais mal à l’aise pourtant, et je l’avais invité à rester en ma compagnie pour encore une bonne partie de la nuit. Je n’en revenais pas qu’il ait accepté. J’étais presque ébahie. Et pourtant, il avait accepté avec tellement de simplicité et d’honnêteté que je suis persuadée qu’il est content, et qu’il n’a pas accepté de bonne grace. J’espérais en tout cas qu’il ne se sentait pas obligé de m’accompagner en m’ayant sue seule à y aller. J’avais l’habitude de ma solitude. Ce n’était pas grave.

Et je ne pouvais donc pas m’empêcher de parler, de choses idiotes, et inutiles … et je ne savais pas pourquoi, je ne parlais pas autant d’habitude ou je ne disais pas ce genre de choses, c’était comme si une partie de moi voulait qu’il comprenne que j’étais libre, que j’étais tout à fait dispose à … l’aimer, non même qu’une partie de moi l’aimait. Que j’attendais qu’il fasse le premier pas car moi j’en avais bien trop peur. Oh mon dieu, je suis horrible. Je songe à tromper mon époux. La culpabilité m’étreint et en même temps je me dis qu’il pourrait être probable que Tom le fasse. D’ailleurs c’était indirectement ce que j’avouais à Mickey. J’aimais les fleurs, mais … souvent elles signifiaient qu’il avait quelque chose à se faire pardonner, et c’était pas vraiment le langage des fleurs que nous « enseignent » les publicité ou les fleuristes. Moi je ne savais donc pas trop ce quelles voulaient dire quand on m’en offrait. et c’était bien triste car j’ai une passion pour les glaïeuls, surtout les rouge sang que je trouve magnifiques. « Un homme ne devrait offrir des fleurs qu'avec l'innocence du geste, pas pour se faire pardonner. Il devrait pas à avoir à se faire pardonner. » je souriais doucement, sa remarque était tellement innocente et dénuée de toute méchanceté. C’était mignon, et son ton ne faisait pas de doute qu’il en pense chaque mot. « Malheureusement, ça n’est pas toujours le cas … » dis-je en haussant les épaules. Que pouvait-on y faire de toutes manières? Pas grand chose, hein?

Sans m’en rendre compte, je le met dans une position ou il se sent à la fois bien et pas bien. Bien que je lui fasse confiance de lui parler de ça, et en même temps … je n’ai pas non plus envie de déblatérer de mon mariage avec lui. L’homme dont je suis amoureuse. Mais c’était aussi une manière détournée de lui dire que … je n’étais pas amoureuse de mon époux. Que Tom … n’était pas vraiment dans le paysage. ou alors qu’il y était que coup par coup … sans vilain jeu de mot. ou peut être que si … mais ça je ne le dirait pas. Je ne voudrais pas qu’il ait pitié de moi. Que son regard sur moi change. Car ça serait forcément le cas. On regarde toujours une femme battue différemment. Et en ce moment il me faisait me sentir forte, et égoïstement je voulais que ça reste ainsi. « Je ne t'oblige pas à le faire, je veux juste que tu saches que s'il le faut, je suis là. C'est tout » je souris puis émis un petit rire gêné. « Excuse moi je ne devrais pas dire tout ça. je ne veux pas t’embêter. Ça ne te regarde même pas en plus je sais pas pourquoi j’ai dit ça » dis-je en passant une main dans ma nuque pour tenter de reprendre composition. J’étais gênée. Terriblement gênée.

Heureusement il trouvait comment détendre l’atmosphère. Comme toujours. « Tu sais quoi ? On oublie tout ça pour ce soir. Je ne veux pas que tu penses à ça pendant le film. On va passer une bonne soirée, devant un bon film. » je souris doucement des petites étoiles dans les yeux et hochais positivement de la tête avant de reposer ma main sur la sienne et la serrer. « D’accord. Je … je vais essayer. On passe déjà une bonne soirée, et je suis sûre que c’est un bon film. » je plonge mes yeux dans les siens et ajoute du bout des lèves. « Et je suis en bonne compagnie. » dis-je avant de sourire et prendre mon sac pour sortir de la voiture. Le film allait bientôt commencer. « Viens par là, je connais le videur, tu vas voir il est super gentil! » dis-je en prenant sa main de nouveau et l’entrainant non pas à l’entrée principale mais sur le côté. « Hey salut Vince. On vient voir Slumdog Millionnaire. » dis-je en lui adressant un clin d’oeil. Je connaissait Vincent depuis des années, et j’avais même donné des cours particuliers à sa petite fille qui était atteinte d’une maladie rare et ne pouvait quitter sa maison. « Miss Scotfield! Bien sûr, vous et votre ami ne payez pas hein! C’est moi qui offre! » dit-il d’un ton qui me laissait comprendre que ça n’était pas négociable. « Passez le bonjour à Kay de ma part, je passerai la voir bientôt. » dis-je en souriant avant de me retourner vers Mickey pour l’inviter à me suivre alors que je me faufilais dans le cinéma.

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